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L’histoire d’amour entre un homme et sa batterie (elle et moi)

Alors voilà, ma batterie (la photo en dessous là) c’est comme un morceau de moi vous le verrez dans la vidéo en fin d’article.

15.01.2010

- Comme le texte est long, je vous propose un petit intermède musical avec ces quelques minutes de ma batterie :

Batteryves1
Batteryves2
Batteryves3

J’ai commencé par la rêver. Une première moitié de ma vie, je l’ai imaginée. Elle serait belle, je pourrai en jouer quand je le voudrais. Je pourrais y passer des heures et je deviendrais le meilleur batteur du monde (ça m’a pris à 4 ans et ça a eu du mal à me lâcher ça !). Depuis j’ai compris l’absurdité de la chose, mais en tout cas, c’était bien là.

Je jouerais devant de milliers de personnes dans des salles immenses et tout le monde danserais sur mes rythmes.

En attendant, je faisait mes premières « gammes » assis sur un annuaire, et frappant sur un seau tendu de chatterton marron ! Que personne ne rie, c’était ça la batterie de mes rêves à l’époque. Depuis, je tape sur tout et n’importe quoi. Comme quoi, ça laisse des traces !

Je vous passe mon enfance bruyante allé, enfin, jusqu’à…

…13 ans, un événement allait bouleverser ma vie – une fois de plus. C’est fou le nombre de trucs qui vous bouleversent la vie quand on y réfléchit non ? – un déménagement. Dans une maison. Avec un garage :-D

Un beau matin ensoleillé de fin d’été, nous partîmes… trois, jusqu’à Lyon et son magasin de musique spécialisé en batteries et percus. Dans une poche, plus de billets que je n’en avait jamais vu : 4000 francs oui Monsieur (600 € les jeunes) !

Quelques heures après, nous revenions avec une sublime batterie rouge brillant Capelle, sa grosse caisse, ses trois tomes, sa caisse claire en acier ses accessoires ainsi qu’un charley et une ride (si vous avez des questions posez les en commentaires ^^).

Batterie 2

Je n’oublierai jamais l’odeur de cet instrument neuf. Les rayons de soleils qui jouaient à la surface de ce rêve enfin matérialisé. Je peux sans mentir affirmer qu’il m’a fallut trois ans pour ne plus descendre en courant au garage pour vérifier qu’elle était bien là.

Une ellipse de plus et nous arrivons à mes 16 ans. Année faste de mon premier travail d’été. En résulta l’achat de deux superbes cymbales crash brillantes tant physiquement que musicalement. La fierté de les avoir payées sans recours aux largesses calendaires programmées de ma famille étaient immenses.

Enfin, vint le grand jour où j’avais amassé suffisamment pour changer de caisse claire. La pièce maîtresse (l’une ?) d’un set, l’âme d’un son, la quintessence de la personnalité musicale d’un batteur.

Nous repartions à Lyon City, retrouvions le magasin spécialisé… et je prenais les choses en main. Direct dans l’auditorium du magasin, je plaçais la dizaine de modèles qui m’avaient fait de l’œil dans les rayons et commençait à les essayer. Méthodiquement. Avec amour et application. L’une après l’autre, je les plaçaient sur le pied du set de démonstration et les frappaient de toutes les façons qui m’étaient connues.

Je fini par prendre le fût jaune brillant de mille feux. Une merveille. Dès le premier coup de baguette, j’ai su que c’était elle. Ce son, ces harmoniques, ce toucher. Mes doigts couraient sur le peau sablée et ce simple contact produisait à lui seul un chant superbe.

J’avais trouvé mon son. Le son dont j’avais rêvé en écoutant les batteurs qui m’émouvaient. John Bonham, Ian Paice, Manu Katché (il m’est arrivé de passer trois heures d’affilé sur un seul coup de caisse claire de cet homme -là dans le live « All this time » de Sting avec ma clé de serrage et ma propre caisse claire)…

Depuis, je n’ai eu de cesse de régler l’orientation de chaque élément, la tension de chaque tirant, la position, la hauteur, l’inclinaison de toutes les parties de ma batterie. Tout y est passé. Pas un seul boulon qui ne m’ait présenté ses deux faces.

Et il y a quelques jours, j’ai résolu un problème purement technique qui me taraudait depuis 12 ans !!! l’autre moitié de ma vie !! Le lendemain, j’enregistrais grâce à un ami génial la vidéo que vous vous apprêtez à voir et qui rend justice à ces années de travail et surtout à ce rêve de gosse qu’est ma batterie. J’espère que ça vous plaira :)


Animal, comme le batteur des Muppet’s

Et ben ça y est, la musique revient au premier plan de mes préoccupations. Du coup, je me retrouve à tenter de me filmer en train de jouer et là… c’est un peu laborieux.

Vous verrez, sur cette vidéo, une image dégueu mais où on distingue quand même la raison du titre de cette vidéo et de ce billet. Quand je suis bien avec mon instrument, j’ai tendance à fermer les yeux et à m’agiter pas mal. Or, quand j’ai vu cette vidéo où je fais danser ma chevelure actuellement opulente, dans le rythme sauvage de mes spasmes sonores, je n’ai pas pu m’empêcher (pourquoi m’en serais-je empêché d’ailleurs ?) de penser au batteur des Muppet’s, très pertinemment nommé Animal !

L’espèce de boule de poils surexcitée qui cogne comme un sourd sur sa battante en remuant comme un dingue… ben j’ai eu l’impression de lui ressembler un peu ^^. Du coup, vous aurez d’une part une avalanche de percu et en prime un ballet capillaire du plus bel effet.

Bon je vous laisse zieuter tout ça :


Moi mais en batteur

Quelques vidéos récentes ou franchement pas, mais de moi et ma mauvaise manie de taper partout…

Furie percussive

Je vous le confiais il y a de cela quelques temps déjà, je suis batteur ! « Errare humanum est » comme dit le poète. Et dans mon cas, « perseverare diabolicum » vachement  parce que ça ne date pas d’hier.

Vous m’aviez vu taper sur des boîtes plutôt viles mais pas encore sur ma batterie, mon rêve de gosse (pas au sens québécois du terme), sur « ma deuxième femme » comme on l’a un jour nommée pour moi ^^ (je ne tape pas sur la première de toute façon). Et ben, ça donne ça :

Pour la petite histoire, ça faisait des semaines que je ne l’avais pas vue, ma belle batterie et je l’ai retrouvée comme un érotomane en phase terminale tombant dans un harem après une traversée du Sahara à la nage ! D’où peut être une légère euphorie et un sourire débile en toute fin de vidéo :-) .

Mon autre passion : la récup rythmique

Salut à tous et pardon pour ce long « silence ». Je me consacre à fond à ce projet de réseau social pour l’orientation des jeunes (Myjobisreal ça s’appelle, vous pouvez y aller c’est vachement bien et gratos :-D ).

Et mon temps libre (il en reste un poil) je le consacre à la rédaction d’un livre (un vrai, un entier) et à ça :


L’historique de l’affaire, c’est ça : je recherchai désespérément un moyen de filmer quelques idées saugrenues à moi.

Mes finances étant ce qu’elles sont, c’est à dire risible pour qui a ce genre d’humour et dramatique pour les autres ( les violons bordel !! y’a pas, les musiciens c’est pas fiable comme gens !), ne me permettaient que de rêver à des outils vidéos corrects.

Je me torturait donc assidument le neurone de garde pour trouver une solution.

Quand tout à coup, le miracle s’accomplit… Un placard oublié, un effort de mémoire surhumain et un escabeau plus tard, je tenais dans mes mains le fruit non pas défendus mais tant espéré : une caméra mini DV d’un certain âge peut-être, mais qui allait me permettre de cabotiner deux secondes en faisant ce que j’avais toujours fait, à savoir tapoter partout plus ou moins en rythme.

Qui plus est, comme j’ai moi même longtemps souffert de ne pas avoir la batterie de mes rêves à portée de main, j’ai décidé de prouver au monde et particulièrement aux jeunes aspirant zicos qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des ronds pour faire des rythmiques… que moi j’aime bien disons.

Ça vous plaît ?
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