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Moi mais en batteur

Quelques vidéos récentes ou franchement pas, mais de moi et ma mauvaise manie de taper partout…

Furie percussive

Je vous le confiais il y a de cela quelques temps déjà, je suis batteur ! « Errare humanum est » comme dit le poète. Et dans mon cas, « perseverare diabolicum » vachement  parce que ça ne date pas d’hier.

Vous m’aviez vu taper sur des boîtes plutôt viles mais pas encore sur ma batterie, mon rêve de gosse (pas au sens québécois du terme), sur « ma deuxième femme » comme on l’a un jour nommée pour moi ^^ (je ne tape pas sur la première de toute façon). Et ben, ça donne ça :

Pour la petite histoire, ça faisait des semaines que je ne l’avais pas vue, ma belle batterie et je l’ai retrouvée comme un érotomane en phase terminale tombant dans un harem après une traversée du Sahara à la nage ! D’où peut être une légère euphorie et un sourire débile en toute fin de vidéo :-) .

La gymnopédie, ma ville et moi

Ce morceau mes amis… Je me souviens de ma première écoute de cette merveille. J’avais 12 ans et j’étais déjà nul en solfège (vive nous les autodidactes réfractaires). Cependant, un mercredi d’automne, un peu comme demain tiens, ma prof eut une illumination : nous donner des feutres et des feuilles blanches, puis nous faire écouter un morceau de musique en nous invitant à dessiner ce que nous voyions.

Distribution du matériel, déplacement jusqu’à la petite chaîne hi-fi, push play… Et là, pour moi, coup de foudre.

Écoutez-moi donc ce petit bout de bonheur mélancolique ! Je me souviens que mon feutre et moi sommes tout de suite tombé d’accord. Il nous fallait dessiner une ville sous la pluie. L’Histoire n’aura pas retenu ce grand moment de création picturale, mais moi…

Transportons-nous quelques dix ans plus tard. J’ai une bonne vingtaine d’années, je vis dans une cage à lapin d’étudiant – mon royaume – sur les pentes de la Croix-Rousse, quartier mythique et superbe de Lyon.

Ici, les rues, sales, ont de beaux pavés irréguliers. Sales. Ces jolis sentiers montent avec des pentes avoisinant les 90° et sont le royaume des artistes (souvent déchus quand même) et des poètes (souvent maudits hein !). J’adore, je suis comme un poisson dans l’eau. Sale. Donc je fais de l’apnée toute l’année.

Mais durant ces quatre ans de souveraineté incontestée sur mon clapier, il y avait un jour, un seul jour exceptionnel et trépidant, où plus rien n’avait d’importance. Le jour de la première neige sur Lyon.

Moment magique que je n’ai pas raté durant quatre ans. Lorsque je voyais, par une fenêtre ou une autre, les flocons délicats entamer leur danse hypnotique dans le ciel opaque de ma ville, alors j’abandonnais tout (ou je me dépêchais de finir) pour aller retrouver MON endroit.

Cette toute petite esplanade. Mon jardin suspendu de ma Babylone à moi, cachée de la route et surplombant toute la ville. Personne n’y venait, surtout pas ce jour là (hého y fait froid !).

Et je me plaçais là, à cheval sur le muret, regardant pendant des heures la neige se déposer sur les pavés sales de mon quartier. Envahir en douceur les toits des monuments de Lyon. L’opéra se paraît de son manteau d’hiver, de même que le crayon. Et je voyais ces petits bouts de nuage  se détacher du ciel et flotter doucement jusqu’au Rhône, ce vaste serpent devenu noir avec la lumière décroissante.

Et tous les ans, lorsque j’étais pour un moment le Roi sur la montagne, se jouait dans ma tête ces quelques notes langoureusement égrainées et voluptueusement répétée. Durant des heures. Des heures imprenables où je contemplait de mon promontoire la ville s’envelopper d’ouate et où je songeais, bercé par la Gymnopédie d’Erik Satie.

Si vous lisez ces quelques lignes en écoutant ce morceau, comme je le fais en les écrivant, prenez le temps de fermer les yeux et imaginez ma ville sous la neige…

Mon autre passion : la récup rythmique

Salut à tous et pardon pour ce long « silence ». Je me consacre à fond à ce projet de réseau social pour l’orientation des jeunes (Myjobisreal ça s’appelle, vous pouvez y aller c’est vachement bien et gratos :-D ).

Et mon temps libre (il en reste un poil) je le consacre à la rédaction d’un livre (un vrai, un entier) et à ça :


L’historique de l’affaire, c’est ça : je recherchai désespérément un moyen de filmer quelques idées saugrenues à moi.

Mes finances étant ce qu’elles sont, c’est à dire risible pour qui a ce genre d’humour et dramatique pour les autres ( les violons bordel !! y’a pas, les musiciens c’est pas fiable comme gens !), ne me permettaient que de rêver à des outils vidéos corrects.

Je me torturait donc assidument le neurone de garde pour trouver une solution.

Quand tout à coup, le miracle s’accomplit… Un placard oublié, un effort de mémoire surhumain et un escabeau plus tard, je tenais dans mes mains le fruit non pas défendus mais tant espéré : une caméra mini DV d’un certain âge peut-être, mais qui allait me permettre de cabotiner deux secondes en faisant ce que j’avais toujours fait, à savoir tapoter partout plus ou moins en rythme.

Qui plus est, comme j’ai moi même longtemps souffert de ne pas avoir la batterie de mes rêves à portée de main, j’ai décidé de prouver au monde et particulièrement aux jeunes aspirant zicos qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des ronds pour faire des rythmiques… que moi j’aime bien disons.

Ça vous plaît ?
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