Archives du tag : ironie

Quel est le point commun entre la sagesse et la fraise ? (Le denti…)

Réponse : Paf dans les dents !!!

Comme disait Coluche : Compromis, chose due. Je me vois donc dans l’obligation de tenter de vous raconter l’histoire pathétique et pas finie de mes dents de sagesse…

Le Dentiste by A. Fornerot

Le Dentiste by A. Fornerot

Connasses va ! Pas vous, elles ! Elles sont quatre, elles ne servent à rien (Darwin doit en faire la girouette dans sa bière) et me gonflent !!! Les joues en premier lieu. Imaginez mon délicat visage poupon et à peine mal rasé, lamentablement déformé par la poussée malsaine de ces quatre géantes d’ivoire et carrée (et pas cariées heureusement ! Bas les pâtes dirais-je…). Et puis bobo quoi.

Les symptômes : l’impression curieuse et à peine justifiée d’avoir un pied de biche entrain de vous propulser la mâchoire au loin. La tronche en feu aussi, la bouche qui ne s’ouvre plus et du coup, certaines difficultés à exprimer mon désarroi. Du coup, forcément, ça énerve…normal… Donc je suis imbuvable ! Désagréable ! Chiant, impatient, un amour quoi. Et puis, rien à voir avec d’habitude, cela va sans dire (mais ça va mieux en le disant hum).

Alors comme tout le monde en pareil cas, je me résout à aller consulter un spécialiste un… un chicotteur ? non. Un boucher, non plus – celui-là il arrive après dans l’histoire… Un dentiste en attendant le dentier. Et le bonhomme, grand seigneur, me fait venir… traverser une ville, même petite, à pieds, par -12 °C et avec une tronche en forme de montgolfière sans les avantages… c’est rude. Mais j’y vais. Fermement décidé à en découdre (rien que d’en parler ça fait mal ça tiens) avec ces maudites quenottes qui me maltraitent les mâchoires.

Et le seigneur de me faire glander une demi heure, de me faire enfin entrer, asseoir, il me colle une lampe dans les oeils (oui c’est fait exprès) façon interrogatoire et au moment où je m’attends à être passé à la question, il glisse un index négligent dans mon bec, y coule un regard à peine plus intéressé (genre celui qu’on balance à une facture EDF de chambre de bonne quand on est rentier) en me tirant encore plus sur la joue – c’est élastique ces choses là tout de même – et lâche d’une voix ou point l’ennui : anti-douleur et anti-inflammatoires ça ira bien et prenez contact avec votre dentiste habituel…

Putain, tu viens le voir, des larmes dans les yeux, tu couines comme un dingue à cause de tes chicots qui te mettent la tête en capilotade et l’autre « anti machins et barrez-vous ».. et bien sûr on passe à la caisse pour 23 secondes de consultation montre en main !

M’enfin, les plus perspicaces d’entre vous deux (les lecteurs du blog j’veux dire… ;-) ) auront remarqué que j’ai laissé en suspens un ou deux termes chargés de sens, genre « frais » et « boucher ». Ouaip parce qu’on a pas fini là. Je ne viens de vous parler que de la première consultation héhéhé.

Après, y’a le dentiste habituel. Celui que quand tu arrives, tu la vu deux fois dans ta vie – donc t’es pas classé dans les bons clients… euh pardon « patients » – et la dernière fois il t’a dit « vous paierez la prochaine fois hein »… c’était il y a deux ans ! Donc bienveneu à l’auberge du bon accueil !

Nouvel lampe d’interrogatoire (doivent se les payer dans les surplus de l’armée un truc du genre), nouvel index fouineur… nouvelle douleur et nouveau dépassement d’honoraires (celui que ta mutuelle te remboursera un peu… quand tu auras renvoyer le formulaire de douze pages pour valider ton inscription argl !)… du coup, nouvelle douleur 2 , la revanche !

Et la sentence tombe : « une ‘tite radio hein et puis rendez-vous avec le stomato »… Le stomato, c’est pas fait par Heinz, plutôt par Charal voyez ? C’est le petit nom du charcutier destiné à vous les ARRACHER !!!! Noooon !! Siiii !! Le cauchemar de tous les p’tits enfants auquel j’ai vaillamment échappé pendant toute mon enfance me rattrape le con ! On va m’extraire la sagesse.

Les images se bousculent dans ma tête. J’imagine un fou me calant un pied sur le menton pour tirer de toutes ses forces en s’arcboutant et en serrant à mort sa grosse pince de mécano… J’imagine un anesthésiste avec un masque à gaz de la première guerre mondiale s’approcher de moi avec des yeux fous. J’imagine encore tout un tas d’autres trucs vachement flippant et je fini par récapituler mes angoisses en me disant « te fatigue pas vieux, la réalité dépasse toujours la fiction » snif…

La radio se passe normalement, 3 minutes d’acte médical sans dépassement d’honoraires, s’en est presque louche. Mais quand on me refile les clichés, je les vois en bugne à bugne (comme on dit à Lyon), les grognasses ! Et je les hais encore plus quand je vois leurs racines pas droites.

Stomato ketchup arrive enfin après un bon mois d’attente ponctué d’agréables crises de douleur et donc « menage » de vie impossible pour ma petite famille. Il est là, il est grand, il parle doucement, il me mets en confiance et ne rechigne même pas quand je lui dit que je préfère une anesthésie locale parce que j’ai peur de ne pas me réveiller sinon (pas de la fainéantise, juste de la hantise).

Nouveau rendez-vous (!) pour dans un mois (!) pour extraction de la première dent (!)…

Un mois se passe, je suis chiant à un point, vous pouvez pas imaginer, s’en est indécent d’être casse noisettes comme ça. Même Tchaikovsky s’imaginait pas qu’on puisse faire ça aussi bien.

Et Stomato deuxième édition arrive. Le Jour de l’Extraction…

J’arrive tendu comme un string taille enfant sur un sumo (oui ca existe les string pour enfants ! on vit une bien triste époque hein ?). Le bonhomme m’installe, me colle sa sempiternelle loupiotte dans la face, moi je détourne le regard… mais avec un tout petit temps de retard ! Et je le vois s’approcher avec une seringue en acier, tellement énorme et archaïque que je me suis demandé s’il ne voulait pas m’honorer en me piquousant avec un héritage familiale

Toujours est-il qu’au bout de la troisième piqûre, j’avais l’impression de passer en hyper espace, je voyais tout en blanc, même sa très charmante mais très très peu souriante assistante (genre pas un regard de soutien alors que fronce les yeux pour essayer d’y voir clair).

Il me demande si ça va ? Je lui réponds que ça va mais que je ne vois plus grand chose, et là stupeur… et tremblements c’est vrai. Ce con me dit « ben oui je vous avais dit de le faire en anesthésie générale mais vous avez pas voulu aussi »… Et là, je me suis rebellé. Je ne sais pas si c’est le passage en vitesse supra luminique ou la connerie de cette remarque pendant que j’agonisais sous ses piqûres, mais je lui ai renvoyé coup pour coup. « Dites donc vous m’avez bien dit qu’il n’y avait pas de problème ? C’est vous le professionnel, si c’était infaisable, ce n’est pas à moi d’en juger que je sache ! ».

Et ben vous me croyez si vous voulez, mais ça l’a calmé ce naze. N’empêche que ça n’a pas manqué, je dois y aller dans 4 mois (sic) pour me faire endormir entier et me faire dessouder les 4 chicots d’un coups.

Alors, l’anesthésiste aura-t-il un masque de fou ? Le stomato fera-t-il le boucher avec ma trogne en souvenir du bon vieux temps ? Me réveillerais-je à l’issue de l’opération (ça j’y compte pas mal quand même) ? Dans quel état ? Hamster jovial ou plus probablement ragondin furieux (c’est mon totem) ?

A suivre dans quatre mois :)

Note : les faits relatés sont rigoureusement exactes et parfaitement gonflés, un peu comme ma tête pendant les crises…

Vacheries fraternelles

Si j’avais eu une sœur, ça aurait pu donner ça :

« Vraiment mon ami, vous avez une mine désastreuse !

- Merci Marjolaine. Quels plus jolis mots peut-on espérer d’une sœur telle que vous…

- Absolument Théophile, mon bon Théo. C’est tout l’amour d’une sœur qui s’exprime par ma bouche. Comment pouvez-vous imaginer sortir dans le monde avec cette déplorable face. Regardez-vous !

- Non ma sœur, je ne le puis. Que voulez-vous, mon attention toute entière et mes réserves de lucidités sont inéluctablement happées par ce superbe spécimen d’herpès que vous arborez si fièrement à la bouche ce matin. N’espérez pas, dès lors, me voir encore prêt à suivre votre infatigable sens critique.

- Voyez-vous cela. Tant de délicatesse dans un si petit homme ! Je suis heureuse que vous ayez conservé la taille de vos quinze ans, savez-vous ? L’esprit aussi d’ailleurs. Je dirais qu’ainsi, dialoguer avec vous me repose.

- Et oui ma chère, je n’oublie pas comme une discussion construite fatigue vite votre cervelle déjà usée. Cela reste d’ailleurs un mystère pour moi. Ce n’est pourtant pas l’usage que vous en avez fait jusque là…

- Écoutez-le babiller le charmant enfant. On jurerai qu’il s’apprête à tout moment à formuler sa première phrase sensée… Et chaque fois on est déçu…

- Il est vrai qu’il n’est guère difficile d’incarner la fraîcheur et la jeunesse lorsque l’on est à vos côtés. Une affaire de contraste, sans doute.

- Sans doute oui. Difficile en effet de confondre l’élégance et la superbe d’une jeune femme dans la fleur de l’âge avec, hum. Et bien disons avec vous.

- Ce qui est prodigieux avec vous, Madame – hormis vos absences régulières et prolongées – c’est la capacité que vous avez eu à garder vos yeux d’enfant. D’ailleurs, ce nouveau monocle vous va à ravir… Tellement féminin !

- Alors ça y est, vous savez ce qu’est une femme ? Ça n’a pas été trop onéreux j’espère !

- Fort heureusement, Marjolaine, tout le monde ne pratique pas vos tarifs. Le jardinier s’en est encore plaint à Papa ce matin ! Soyez magnanime avec les domestiques…

- Un mot de plus et je vous écrase pauvre nain !

- Après moi le Déluge !

- Oui tant qu’on en serait aux catastrophes…

- Dommage que le prêtre s’en aille. Encore une minute et je lui trouvais une autre cliente.

- « La violence est le dernier refuge des incompétents »…

- Et les proverbes celui des simples d’esprit !

- Que vous êtes agaçant.

- Oui, je m’enrichit beaucoup à votre contact… »

- Si seulement ça pouvait être vrai !

- Hum, avec vous, aucun risque…

- Taisez-vous nabot, on vient. Oui, c’est Monsieur le curé, je crois qu’il en a fini avec Papa… Allons-y !

Se planter au restaurant

Il ne vous a sans doute pas échappé que certains restaurants étaient pleins de ressources pour donner à leurs plats des noms exotiques et mirobolants, du genre qui vous fait rêver rien qu’à lire la carte, pour un résultat, pas toujours à la hauteur.

On s’est tous déjà fait avoir en se choisissant un plat avec un nom plein de promesses exotiques et inspiratrices pour se taper au final un truc pourri sortit tout droit des cuisines de Cassegraine, Daucille (tous des marteaux là bas), William Saurien et les autres.

Voici les morceaux choisis de ces délits d’initiés, tirés d’une longue expérience faite d’erreurs de casting, de choix guidés par le sourire de la serveuse et de phrases stupides du genre « allez garçon, ce soir, faites-moi rêver » :

La princesse de l’est dans sa robe de mousseline = Strasbourg purée…

Reines de la mer en baignade luisante = sardines à l’huile bien sûr (avec beaucoup d’huile)

Folie bergère = Steak de bœuf à l’origine douteuse

Éclats amoncelés des colons de la prairie = Steak haché tout simplement

Duo des bois et sa colline d’Asie = Deux champignons sur un bol de riz

Pétillance de jade et sa gouttière superbe = Diabolo menthe… avec une paille

Sans oublier le désormais fameux Mousseux brun = Un coca (Fix ;-) )

Vous aviez faim ? Vous pensiez vivre dans la patrie de la gastronomie ? Pas trop déçus ?… Si vous en avez vous aussi, des noms de plats qui font beaucoup de bruit pour rien, vous êtes libres d’en parler (ça vaut parfois une bonne thérapie) et c’est dans les commentaires que ça se met. Si j’en ai d’autres, je les y mettrai aussi.

Dans notre prochain épisode, nous apprendrons à coacher les enfants dès leur plus jeune âge ;-)

Vous voulez briller en société ?

Vous avez des amis de la haute comme on dit. Des gens haut placés, pleins aux as, ultra cultivés, talentueux et tout et tout. Vous les adorez. Sauf que là, branle bas de combat. Ils vous ont convié à une petite garden qu’ils donnent dans leur château. Une petite sauterie entre intimes, pas plus de quatre cent personnes… et vous êtes déjà mort de trouille à l’idée de passer pour un naze auprès de ces gens très comme il faut.

Qu’à cela ne tienne, j’ai ce qu’il vous faut. Habituellement, dans les soirées, vous avez, les gens de culture, les copains de tout le monde (ceux qui passent la moitié de la soirée à serrer des louches en demandant comment ça va depuis le temps), les artistes… et puis celui qui attire tous les regards. Celui que personne ne connaissait en début de soirée et dont tout le monde voudra le téléphone avant de quitter les lieux, j’ai nommé : l’HOMME (ou la FEMME) d’ESPRIT.

Et ce sera vous soyez sans crainte. Tout cela grâce à quoi ? A ça :

lire la suite »

Contre la sinistrose, les mots qui défoulent…

Messieurs, Dames,

Contre la sinistrose, la crise financière, le chômage, la violence, les malversations politiques, la pollution, la fonte des glaciers, la montée des eaux, les pandémies, les impôts, la malbouffe, la misère, la déprime et le stress, les gosses qui vont pas bien… je ne connaît qu’un remède, le Rire et le jeu (que ça ne nous empêche pas chacun à notre échelle d’agir pour améliorer la situation !). Aussi, je vous propose de nous lâcher un peu tous ensemble.

Je vous propose que nous trouvions tous des néologismes, des mots nouveaux pour décrire des situations qui nous gonfles, qui nous oppresses, qui nous étouffes tout ça. PASQU’ Y EN A MAAAAAARRRRRREEEE !!

lire la suite »

Related Posts with Thumbnails