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Vous avez pas le moral vous ?

Lisez ça :

Mais voilà qu’il s’approche le fâcheux. Il frappe. J’ouvre.

- Vous n’avez que ça à faire que de rire aussi fort ? Vous gênez tout le monde avec vos gloussements. Vous croyez qu’il y a de quoi rire ? Surtout en ce moment…

- Oui Monsieur je le pense. Oui je ris, pas pour ne pas pleurer comme on l’entend à l’envie un peu partout. Non, je ris de bonheur. Voyez-vous, j’estime que le monde peut être bon pour peu qu’on se donne la peine d’y bien regarder.

Je pourrais tout comme vous pleurer, m’apitoyer sur mon sort et sur celui de mes concitoyens du monde. C’est vrai, l’économie va mal, les politiques sont égaux à eux-mêmes mais plus que d’habitude, la culture est en crise, les jeunes ont peur de l’avenir, les vieux regrettent le passé, j’en passe et des meilleurs.

C’est vrai et je ne m’en réjouis pas. Moi même, je ne travaille pas et suis bien loin d’être riche. Mais croyez vous qu’en pleurant j’améliorerai la situation à un quelconque des niveaux que je viens d’évoquer ?

Pour ma part, je suis convaincu que non.

Alors oui, je ris, je chante, j’écris, je danse (bien que peu, bien que mal, bien que rarement à jeun), je parle, j’échange. De toutes les manières qui me sont accessibles d’ailleurs.

Et je profites. Personne ne nous empêche de gouter l’odeur de la terre mouillée les jours de pluie. Personne ne nous interdit de couper le son et d’ouvrir les fenêtres pour écouter le chant des oiseaux. Et les parfums délicats qui se glissent langoureusement sous le cadre de la porte de la cuisine ? Et le son de la bouteille que l’on ouvre d’un coup sec ? Et les joyeux cris des enfants qui jouent ? Et je ne vous parle pas des soirées entre amis jusqu’à pas d’heure, des fous rires sans raison apparente dans des lieux qui ne s’y prêteraient pas vraiment, des régressions enfantines et autres pétages de plombs dont le souvenir seul devrait vous soutenir dans les pires moments… N’y a t il pas là matière à rire comme disait Devos ?

Moi je crois que si Monsieur. Et si j’étais vous, je m’y mettrai vite avant de devenir plus gris encore que vous n’êtes pâle. Venez donc prendre un verre à la maison par exemple.

- euh… samedi ça vous irait ?

- Non maintenant ! MUSIQUE !!!

Et maintenant vous avez la liberté de commenter cela et de partager vous aussi ce qui vous donne la pêche. C’est juste en dessous.

Si j’étais capitaine…

Vous savez, on a parfois un élan nostalgique lorsque l’on fait le récit d’événements éloignés dans le temps, lorsque l’on parle de la belle époque.

On a les yeux dans le  vague, on parle de façon presque mécanique et on se laisse aller à la nostalgie. Ça pourrait donner ça si j’étais marin :

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Les contes des amis d’Al 4e épisode

Ils ne sont plus que quatre. Juan Feliz, le capitaine, Edson le chirurgien, et puis Fred et James, deux marins gaillards et décidés. Ils sont maintenant seuls au milieu de la cité suspendue et sont bien décidés à percer à jour les mystères de ce lieu étrange.

Si vous avez manqué l’épisode précédent, c’est ici. Et si vous nous rejoignez juste, cliquez dans la colonne de droite sur la catégorie « Les contes des amis d’Al ». Pour les autres, c’est en dessous que ça se passe.

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Les contes des amis d’Al 2e épisode

Mes amis, revoici Al le conteur aux mille histoires. Lorsque nous l’avons laissé la dernière fois, il nous parlait de ce que son défunt ami Juan, pirate et explorateur de son état avait découvert aux confins du monde connu après une longue traversée. Lui et son équipage venait de prendre pied sur une terre inconnue après avoir essuyé une violente tempête…

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Caliméro l’a bien compris…

Si la pierre tombe sur l’oeuf, malheur à l’oeuf.

Si l’oeuf tombe sur la pierre, malheur à l’oeuf.

C’est trop injuste. Ça peut paraître cruel et ça l’est sans doute, mais ce genre de petit proverbes bien sentis me fait marrer. Ça vient toujours d’une civilisation lointaine, brillante et nimbée de nos fantasmes de sagesse millénaire (les chinois, les arabes…). On imagine bien le vieil asiatique a longue barbe blanche façon Kill Bill. Il est perché sur un roseau au bord d’un lac insondable aux eaux sombres et calmes.

Comme d’hab, une pléthore de disciples attendent son enseignement. Tout d’un coup, il inspire profondément, lève les yeux de sa méditation et… balance ces deux petites phrases assassines qui traduisent toute l’injustice du monde avec tellement de simplicité. J’adore.

Ben oui, quoi qu’il arrive, y’en a qui sont nés pour souffrir !

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