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Bon comme du bon pain

Salut à tous,

Je suis enfin de retour sur les Récits d’Yves après de trop longues semaines d’absence. Vous ne le savez peut être pas encore, mais je suis entrain de créer une entreprise de création de sites, de formation et de conseil à destination des Artisans d’art, des créateurs et des artistes. Vous ignorez peut être autre chose, j’aime le pain ! Je suis fou de pain. Ceux qui me connaissent personnellement savent que le pain est pour moi l’une de plus belles créations de l’Homme (sisi !).

Vous connaissez sûrement l’odeur envoûtante du pain quand vous rentrez dans une bonne boulangerie. Vous aussi vous devez vous sentir tout guilleret quand on vous donne une baguette et que vous la sentez brûlante dans la main.

Du pain

Du pain !!

La grande tranche de pain de campagne large comme la main, à la croûte brunie par le four à bois, à la mie aérée mais dense tout de même. Celle que vous frottez avec un peu d’ail, que vous humectez (à peine hein !) avec une peu d’huile d’olive et que vous habillez d’une belle tranche de jambon de pays bien sec, d’une ou deux tranches de tomate (genre cœur de bœuf miam !!!) et que vous surmontez enfin d’un peu de mozarella… celle là, moi, elle me fait défaillir.

Mes amis, les goûters de mon enfance avec une baguette sortie du four dans la demi heure (même pas), bien croquante et odorante, avec un morceau de jambon et deux rondelle fines de concombre dessus… si je vous racontait ça dans le détail vous partageriez mes larmes de joie !

Ou encore, la même tranche de pain de campagne que tout à l’heure, avec juste un peu de raclette fondue (merci maman ^^) dessus. Ça brille, ça brûle, ca croustille et c’est un enchantement pour les papilles (et puis croquer dedans permets d’arrêter de baver abondamment sur le tapis).

J’en ai encore des tonnes des belles histoires avec le pain, mais je n’en parle sûrement pas aussi bien que ce Monsieur dans la vidéo qui suit. Lui, c’est un maître artisan boulanger, le reportage est tiré d’une série de reportages absolument admirables nommée « Mains et Merveilles », dédiée à des maîtres artisans passionnés et qui savent le montrer. Voyez le façonner tout ça ! Ça force le respect et j’avoue que je crée cette entreprise pour encourager des gens qui aiment leur métier autant que ce Monsieur.

Regardez moi ça :

Par pitié les copains, choisissez avec soin votre boulanger, encouragez-le et faites le travailler. Des gens qui font des bonnes choses comme ça, faut pas les perdre ! Y’a que le pain qui reste bon même perdu.

Vous avez comme toujours toute latitude pour partager vos beaux souvenirs en commentaire de l’article. Bon, on se fait un petit casse croûte ?

Candy Shop – rêve de gosse

Candy shop boy ~ by Rémy Nardoux

Candy shop boy ~ by Rémy Nardoux

Salut à tous,

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir avec moi une illustration qui m’a donné un coup au coeur (et que vous retrouverez là). Vous l’aurez constaté, on est loin du traitement graphique que je vous propose habituellement. Mais cette image m’a véritablement frappé. Un bond dans le temps qui m’a amené à cette époque magique de l’existence où je trouvais une pièce de deux (ou cinq ?) francs sous mon oreiller au matin, lorsque j’y avais déposé une « quenotte » le soir précédent.

Une époque ou cette pièce représentais une manne pour moi. Pas parce que j’allais pouvoir me pavaner avec, mais plutôt pour les rêves fous que j’allais pouvoir réaliser avec « tout ça » ! Vous vous souvenez de ce qu’étaient ces rêves ? Les petites bouteilles de coca acidulées, les rouleaux de réglisse et les schtroumpfs en gelé… Les farces et attrapes, les magazines… Tous ces trucs absolument indispensables et qui avaient un parfum merveilleux, celui de l’exception.

Regardez cet enfant à peine assez haut pour contempler l’objet de ses fantasmes sucrés. Regardez le brandir une toute petite piécette non comme un trésor à conserver, mais comme le sésame de la corne d’abondance. Moi j’adore. Ça me fait rêver. Et vous ?

La vie est douce…

Pendelhaven ~by Philip Straub
Pendelhaven ~by Philip Straub

C’est tellement merveilleux – dans tous les sens du terme – que j’ai presque envie de ne rien en dire. Noyez-vous dans cette image, laissez vous vagabonder et poussez la toute petite porte de ce monde caché.

C’est chaleureux, douillet. On imagine un intérieur anglais, un bon feu, des bougies et une bonne tasse de thé.

On rêve de jeux d’enfants sur le tapis moelleux devant l’âtre. Un bon bouquin et un gros édredon à la fois sur et sous les pieds. Un fauteuil profond en cuir, râpé par les soirées de confortable lecture.

Certains en profiteront pour savourer un verre de vieil armagnac, mais on ne saurait y fumer que la pipe.

Et puis, la nuit avançant, on se laissera bercer par les bruits de la forêt. On se lèvera doucement, on soufflera les bougies une à une et on ira se glisser avec délectation sous une bonne pile de couvertures. Puis on gardera quelques minutes les yeux ouverts, au plafond, le cœur au chaud dans cet écrin de quiétude.

Elle est pas belle la vie ?

Allez, entrez.

Se planter au restaurant

Il ne vous a sans doute pas échappé que certains restaurants étaient pleins de ressources pour donner à leurs plats des noms exotiques et mirobolants, du genre qui vous fait rêver rien qu’à lire la carte, pour un résultat, pas toujours à la hauteur.

On s’est tous déjà fait avoir en se choisissant un plat avec un nom plein de promesses exotiques et inspiratrices pour se taper au final un truc pourri sortit tout droit des cuisines de Cassegraine, Daucille (tous des marteaux là bas), William Saurien et les autres.

Voici les morceaux choisis de ces délits d’initiés, tirés d’une longue expérience faite d’erreurs de casting, de choix guidés par le sourire de la serveuse et de phrases stupides du genre « allez garçon, ce soir, faites-moi rêver » :

La princesse de l’est dans sa robe de mousseline = Strasbourg purée…

Reines de la mer en baignade luisante = sardines à l’huile bien sûr (avec beaucoup d’huile)

Folie bergère = Steak de bœuf à l’origine douteuse

Éclats amoncelés des colons de la prairie = Steak haché tout simplement

Duo des bois et sa colline d’Asie = Deux champignons sur un bol de riz

Pétillance de jade et sa gouttière superbe = Diabolo menthe… avec une paille

Sans oublier le désormais fameux Mousseux brun = Un coca (Fix ;-) )

Vous aviez faim ? Vous pensiez vivre dans la patrie de la gastronomie ? Pas trop déçus ?… Si vous en avez vous aussi, des noms de plats qui font beaucoup de bruit pour rien, vous êtes libres d’en parler (ça vaut parfois une bonne thérapie) et c’est dans les commentaires que ça se met. Si j’en ai d’autres, je les y mettrai aussi.

Dans notre prochain épisode, nous apprendrons à coacher les enfants dès leur plus jeune âge ;-)

Vous avez pas le moral vous ?

Lisez ça :

Mais voilà qu’il s’approche le fâcheux. Il frappe. J’ouvre.

- Vous n’avez que ça à faire que de rire aussi fort ? Vous gênez tout le monde avec vos gloussements. Vous croyez qu’il y a de quoi rire ? Surtout en ce moment…

- Oui Monsieur je le pense. Oui je ris, pas pour ne pas pleurer comme on l’entend à l’envie un peu partout. Non, je ris de bonheur. Voyez-vous, j’estime que le monde peut être bon pour peu qu’on se donne la peine d’y bien regarder.

Je pourrais tout comme vous pleurer, m’apitoyer sur mon sort et sur celui de mes concitoyens du monde. C’est vrai, l’économie va mal, les politiques sont égaux à eux-mêmes mais plus que d’habitude, la culture est en crise, les jeunes ont peur de l’avenir, les vieux regrettent le passé, j’en passe et des meilleurs.

C’est vrai et je ne m’en réjouis pas. Moi même, je ne travaille pas et suis bien loin d’être riche. Mais croyez vous qu’en pleurant j’améliorerai la situation à un quelconque des niveaux que je viens d’évoquer ?

Pour ma part, je suis convaincu que non.

Alors oui, je ris, je chante, j’écris, je danse (bien que peu, bien que mal, bien que rarement à jeun), je parle, j’échange. De toutes les manières qui me sont accessibles d’ailleurs.

Et je profites. Personne ne nous empêche de gouter l’odeur de la terre mouillée les jours de pluie. Personne ne nous interdit de couper le son et d’ouvrir les fenêtres pour écouter le chant des oiseaux. Et les parfums délicats qui se glissent langoureusement sous le cadre de la porte de la cuisine ? Et le son de la bouteille que l’on ouvre d’un coup sec ? Et les joyeux cris des enfants qui jouent ? Et je ne vous parle pas des soirées entre amis jusqu’à pas d’heure, des fous rires sans raison apparente dans des lieux qui ne s’y prêteraient pas vraiment, des régressions enfantines et autres pétages de plombs dont le souvenir seul devrait vous soutenir dans les pires moments… N’y a t il pas là matière à rire comme disait Devos ?

Moi je crois que si Monsieur. Et si j’étais vous, je m’y mettrai vite avant de devenir plus gris encore que vous n’êtes pâle. Venez donc prendre un verre à la maison par exemple.

- euh… samedi ça vous irait ?

- Non maintenant ! MUSIQUE !!!

Et maintenant vous avez la liberté de commenter cela et de partager vous aussi ce qui vous donne la pêche. C’est juste en dessous.

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