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Prescience ordinaire

Un sujet dont nous n’avons encore jamais parlé ensemble, les sensations bizarres.

Les moments de flottement juste après un événement fort, brusque, saisissant. De ces moments où on a la sensation d’avoir senti un petit quelque chose juste avant, un signe avant coureur.

Vous êtes tranquille en train de faire la cuisine. Vous sortez une marmite pleine de liquide bouillant de sur le feu. Là, allez savoir pourquoi, vous vacillez. Les nerfs qui jouent un tour et la casserole tangue dans vos mains devenues faibles. Vous perdez un peu l’équilibre et tout à coup, PAF ! Tout se renverse. Juste devant vous. A deux millimètres de vos cuisses. A un cheveux de vous bruler pour de bon. A un rien de vous vitrifier les jambes. Ouf ! On a de bons réflexes hein ?

Sauf que vous vous rejouez la scène dans la tête et vous avez la curieuse sensation de l’avoir vu venir. Comme si dans un coin reculé de votre cerveau, vous aviez senti la catastrophe imminente.

Autre chose, vous roulez tranquillement en voiture. Tout va bien depuis un bon moment. La route est monotone et vous vous laissez un peu bercer par le ronron du moteur. La visibilité est bonne, il est tard et la route est par conséquent déserte.

Vous arrivez aux abords d’un virage serré, et là, vous voyez un détail étrange. Une voiture est garée tout au bord en pleine courbe, tous feux éteints, ou alors un de ces rubans  oranges et blancs qui bordent les routes en travaux flotte dans la brise.

Vous portez votre attention deux secondes là dessus, juste le temps de repérer le chevreuil au bord de la chaussée que vous auriez percuté si rien n’avait réveillé votre vigilance…

D’ailleurs, le choc de l’apparition fantomatique aux bois immenses passé, vous vous refaites le  film de la scène et vous vous dites qu’il est étrange que ce machin se soit trouvé là la seconde d’avant. Coup de peau…

A moins que.

Et si on avait tous un p’tit quelque chose,  plutôt court-termiste qui nous préviendrai du danger une paire de quart de poil de secondes avant les catas ?

Vous connaissez ? Racontez…

Les pathologies débiles de nos animaux les bêtes

Je vous prie d’excuser mon silence de cette semaine. Je suis dangereusement impliqué dans la création d’un site dédié aux jeunes qui se cherchent et cela m’a pas mal absorbé. Pardon donc pour ce silence. Pour me faire pardonner, voici les récits étranges d’un vétérinaire interné sous haute surveillance…

Vous savez, en quarante années de pratique, j’ai vu pas mal de choses étonnantes. Je me souviens de quelques cas tout à fait étonnants.

Par exemple ce lévrier afghan chauve que j’ai recueilli dans une profonde dépression après qu’il ait fait quatre tentatives de suicide (il restait pendant des heures devant un frigo en attendant que la pneumonie l’emporte). Ça c’est joué à un cheveu…

Il y a aussi ce lapin que j’ai récupéré atteint d’une conjonctivite aggravée après avoir voulu apprendre à lire un livre : « l’automédication contre la  myxomatose ». Il n’avait pas froid aux yeux celui-là… contrairement au lévrier.

Et la tortue Caroline qui voulait bouffer du lièvre comme son ami Bill le chien. Elle disait qu’elle voulait laver l’honneur de sa famille après qu’un type avec un nom de pissotière ait publié un tissus de mensonge sur un de ses ancêtres.

Ah oui et puis ce dauphin vachement connu et dans la déprime la plus totale. Il ne supportait plus qu’un petit garçon traduise de traviole les alexandrins qu’il lui déclamait. A chaque fois sa finissait en « Comment ? un bateau immatriculé 75544DE, de couleur vert olive avec deux mètres quarante et un de tirant d’eau est tombé en panne dans la rade ? ». Alors que lui voulait parler « des mille reflets du soleil sur ses écailles » (pouvez vérifier y’a bien douze pieds).

Ou alors ce canari sado maso (Tito je crois) qui pleurait toute la journée parce qu’une vieille femme l’empêchait de jouer avec son partenaire de luxure (Grosminois ?). Sûrement le comité de censure ou la brigade des mœurs.

Et le coyote neurasthénique qui ne bougeait que pour chanter un peu de Joe Dassin « Y’a du soleil Bip Bip… ». Dur à voir. Et à entendre aussi d’ailleurs.

Comme dirait Brigitte, après ça, plus personne ne doutera de l’urgence d’aider massivement nos animaux les bêtes.

C’est fou la vie des fois… Vous aussi vous avez peut être entendu parler d’animaux plus ou moins célèbres en fin de carrière et ayant développé des pathologies alarmantes… Pour en parler, c’est juste en dessous. A moins que vous ne vouliez partager cet article avec vos amis naturalistes ou amateurs d’animaux connus sur un réseau social. C’est en dessous aussi (choisissez le logo du service qui vous intéresse).

Vous voulez briller en société ?

Vous avez des amis de la haute comme on dit. Des gens haut placés, pleins aux as, ultra cultivés, talentueux et tout et tout. Vous les adorez. Sauf que là, branle bas de combat. Ils vous ont convié à une petite garden qu’ils donnent dans leur château. Une petite sauterie entre intimes, pas plus de quatre cent personnes… et vous êtes déjà mort de trouille à l’idée de passer pour un naze auprès de ces gens très comme il faut.

Qu’à cela ne tienne, j’ai ce qu’il vous faut. Habituellement, dans les soirées, vous avez, les gens de culture, les copains de tout le monde (ceux qui passent la moitié de la soirée à serrer des louches en demandant comment ça va depuis le temps), les artistes… et puis celui qui attire tous les regards. Celui que personne ne connaissait en début de soirée et dont tout le monde voudra le téléphone avant de quitter les lieux, j’ai nommé : l’HOMME (ou la FEMME) d’ESPRIT.

Et ce sera vous soyez sans crainte. Tout cela grâce à quoi ? A ça :

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Bande annonce, ca tease sec !

On dit qu’aux confins du monde existe une fontaine qui jamais ne gèle ni ne stagne ni ne déborde.

Cette fontaine aux confins du monde est nommée dans les anciens livres des plus anciennes bibliothèques la Fontaine des Inavoués.

L’explication de ce nom est des plus obscures. On dit cependant qu’elle peut amener la rédemption aux cœurs foncièrement bons et la perdition aux cœurs de charbon. Rares sont ceux qui ont connaissance de son existence et personne n’est revenu de mémoire d’homme pour en parler.

Les seules traces sont celles laissées dans des temps immémoriaux par les anonymes écrivains de ces grimoires presque en poussière.

Il faudrait être érudit pour en avoir connaissance et sans doute totalement fou pour accorder du crédit à cette histoire.

Ou bien désespéré…

Voici la bande annonce d’une nouvelle/roman que je prépare. On y retrouvera un homme totalement désepéré justement.

Mais je ne vous en dirais pas plus pour l’instant. Sauf si c’est demandé gentiment bien sûr :)

Si j’étais capitaine…

Vous savez, on a parfois un élan nostalgique lorsque l’on fait le récit d’événements éloignés dans le temps, lorsque l’on parle de la belle époque.

On a les yeux dans le  vague, on parle de façon presque mécanique et on se laisse aller à la nostalgie. Ça pourrait donner ça si j’étais marin :

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