Regardez-moi cette splendeur. Le créateur s’appelle Philip Straub, vous trouverez son site ici. Pour les connaisseurs, sachez que ce Monsieur travaille entre autres pour Wizards of the Coast (l’éditeur du jeu de cartes à jouer et à collectionner Magic l’Assemblée), excusez du peu. Vous trouverez d’ailleurs tout au long des galeries du site, les tonnes de prix qu’il a remporté pour ses travaux. Du lourd donc.
Il n’est pas impossible que je fasse plusieurs billets sur ses créations tant j’aime son trait et la féérie qu’il confère à ses travaux.
Mais revenons à l’image que je vous présente aujourd’hui. Regardez-moi cette luxuriance, cette lumière dorée qui darde à travers le feuillage. On est écrasé par les dimensions de cette Nature que personne n’a encore eu l’idée saugrenue de vouloir dominer.
J’avoue avoir choisit cette image parce que l’imagination y est très libre. Quand on la regarde, on est seul face à ses fantasmes, face aux histoires qu’on entendait étant enfants. « Ils » pourraient se cacher derrière chaque fougère, au creux de n’importe lequel de ces arbres aux vastes entrelacs de racines noires. On y voit des animaux inconnus, des oiseaux colorés ou au contraire des ombres menaçantes.
Ici peuvent se trouver de terribles maléfices comme des sources enchantées. On peut sentir l’humus, entendre les fourrés remuer et les feuilles bruisser dans le vent du soir. Certains y entendront même d’autres voix, fluettes – comme des murmures, de la musique ou des rires.
Imaginez comme le ciel étoilé doit être beau à travers les feuillages de cette terre sauvage. Je suis sûr qu’ici, la Lune est plus grosse que chez nous. Je m’imagine lové au creux d’une fourche, à regarder l’immensité à travers les frondaisons. Songez comme les rêves doivent être intenses dans cette contrée qui en est déjà un…
On est pas bien là ?












