Le grand voyage du p’tit bonhomme

Prêt pour le départ
Prêt pour le départ

Encore un chef d’oeuvre qui reste anonyme pour moi. Si l’artiste passe par ici, qu’il fasse sans crainte valoir ses droits ^^.

Regardez-moi ce petit bonhomme. Son regard fier, sans crainte. Il est superbe. Moi je pars de suite avec lui vers  des contrées bien tarabiscotées comme il faut.

Et regardez un peu ce grenier ! J’en ai rêvé toute mon enfance d’un grenier comme ça. Pittoresque, plein de trouvailles, de boîtes magiques, de cartes au trésor et donc plein d’idées.

Tout y est. Le tableau magique, la figurine 25 mm de Gandalf quand il était jeune, le buste de Pline le velu (je lis pas le grec), le bateau échappé de sa bouteille, le télescope en cuivre, tout est là !

Y’a aussi le chat, la mappemonde pour rêver de voyages, les tapis orientaux… Y’a sûrement aussi un scaphandre et des coquillages bizarres. Et p’têtre même des bocaux avec des choses qui flottent dedans.

Tout quoi… non ?

La gymnopédie, ma ville et moi

Ce morceau mes amis… Je me souviens de ma première écoute de cette merveille. J’avais 12 ans et j’étais déjà nul en solfège (vive nous les autodidactes réfractaires). Cependant, un mercredi d’automne, un peu comme demain tiens, ma prof eut une illumination : nous donner des feutres et des feuilles blanches, puis nous faire écouter un morceau de musique en nous invitant à dessiner ce que nous voyions.

Distribution du matériel, déplacement jusqu’à la petite chaîne hi-fi, push play… Et là, pour moi, coup de foudre.

Écoutez-moi donc ce petit bout de bonheur mélancolique ! Je me souviens que mon feutre et moi sommes tout de suite tombé d’accord. Il nous fallait dessiner une ville sous la pluie. L’Histoire n’aura pas retenu ce grand moment de création picturale, mais moi…

Transportons-nous quelques dix ans plus tard. J’ai une bonne vingtaine d’années, je vis dans une cage à lapin d’étudiant – mon royaume – sur les pentes de la Croix-Rousse, quartier mythique et superbe de Lyon.

Ici, les rues, sales, ont de beaux pavés irréguliers. Sales. Ces jolis sentiers montent avec des pentes avoisinant les 90° et sont le royaume des artistes (souvent déchus quand même) et des poètes (souvent maudits hein !). J’adore, je suis comme un poisson dans l’eau. Sale. Donc je fais de l’apnée toute l’année.

Mais durant ces quatre ans de souveraineté incontestée sur mon clapier, il y avait un jour, un seul jour exceptionnel et trépidant, où plus rien n’avait d’importance. Le jour de la première neige sur Lyon.

Moment magique que je n’ai pas raté durant quatre ans. Lorsque je voyais, par une fenêtre ou une autre, les flocons délicats entamer leur danse hypnotique dans le ciel opaque de ma ville, alors j’abandonnais tout (ou je me dépêchais de finir) pour aller retrouver MON endroit.

Cette toute petite esplanade. Mon jardin suspendu de ma Babylone à moi, cachée de la route et surplombant toute la ville. Personne n’y venait, surtout pas ce jour là (hého y fait froid !).

Et je me plaçais là, à cheval sur le muret, regardant pendant des heures la neige se déposer sur les pavés sales de mon quartier. Envahir en douceur les toits des monuments de Lyon. L’opéra se paraît de son manteau d’hiver, de même que le crayon. Et je voyais ces petits bouts de nuage  se détacher du ciel et flotter doucement jusqu’au Rhône, ce vaste serpent devenu noir avec la lumière décroissante.

Et tous les ans, lorsque j’étais pour un moment le Roi sur la montagne, se jouait dans ma tête ces quelques notes langoureusement égrainées et voluptueusement répétée. Durant des heures. Des heures imprenables où je contemplait de mon promontoire la ville s’envelopper d’ouate et où je songeais, bercé par la Gymnopédie d’Erik Satie.

Si vous lisez ces quelques lignes en écoutant ce morceau, comme je le fais en les écrivant, prenez le temps de fermer les yeux et imaginez ma ville sous la neige…

London by night…

London Collapse ~by Raphael Lacoste
London Collapse ~ by Raphael Lacoste

Là regardez. Mais si, juste sous le porche, deux amoureux s’enlacent à l’hombre des rues de Londres. Par là, derrière sa fenêtre, la vieille dame qui sourit repose une vieille lettre jaunit dans une petite boîte de fer blanc.

Et là, le poète qui regarde par l’œil-de-bœuf de sa mansarde. Il a les yeux dans le vague à la recherche de l’inspiration. Hum, voilà qui est sympathique, mais… Dans la rue en contrebas, le spectacle n’est pas toujours beau à voir. Tenez, là. De drôle de clients ces deux-là. Ils sont en train de compter leur butin de la soirée. Deux prostituées, un vieil homme et un gosse ont eu affaire à eux.

Ah et regardez, il y a encore des colporteurs qui se promènent à cette heure ? Ils devraient se méfier… De lui par exemple : un type encapuchonné et sombrement vêtu n’est jamais tout à fait innocent. Sans parler des rumeurs qu’on entend ici et là à propos de ce dangereux individu échappé il y a peu de la prison toute proche.

Que fait Scotland Yard, comme dirait ma grand-mère ?

Mais le plus étrange est sans doute l’activité frénétique qui règne sur les toits de la ville. Si vous sortez tard le soir – avec toute les précautions que cela comporte, bien sûr – pensez à lever le nez vers le sommet des édifices importants. Vous serez sans doute surpris d’y voir déambuler en toute décontraction toute une population de monte-en-l’air, cambrioleurs et autres acrobates interlopes.

Et oui, les capitales ne dorment pas et les braves gens sont bien loin d’imaginer quelle belle société s’emploie au-dessus de leur tête quand ils soufflent leur chandelle.

Allons, il est tard et l’heure est venue d’aller se coucher… ou de se mettre en train…

Image obtenue ici.

La vie est douce…

Pendelhaven ~by Philip Straub
Pendelhaven ~by Philip Straub

C’est tellement merveilleux – dans tous les sens du terme – que j’ai presque envie de ne rien en dire. Noyez-vous dans cette image, laissez vous vagabonder et poussez la toute petite porte de ce monde caché.

C’est chaleureux, douillet. On imagine un intérieur anglais, un bon feu, des bougies et une bonne tasse de thé.

On rêve de jeux d’enfants sur le tapis moelleux devant l’âtre. Un bon bouquin et un gros édredon à la fois sur et sous les pieds. Un fauteuil profond en cuir, râpé par les soirées de confortable lecture.

Certains en profiteront pour savourer un verre de vieil armagnac, mais on ne saurait y fumer que la pipe.

Et puis, la nuit avançant, on se laissera bercer par les bruits de la forêt. On se lèvera doucement, on soufflera les bougies une à une et on ira se glisser avec délectation sous une bonne pile de couvertures. Puis on gardera quelques minutes les yeux ouverts, au plafond, le cœur au chaud dans cet écrin de quiétude.

Elle est pas belle la vie ?

Allez, entrez.

11 bibliothèques de rêve

Aujourd’hui, j’ai envie de vous montrer quelques images d’un sujet qui me fascine, les bibliothèques.

Parce qu’au-delà de la mégère acariâtre qui viens vous exhaler son haleine fétide dans l’oreille pour vous demander de vous taire, la bibliothèque nous mets toujours dans un état particulier.

L’ambiance feutrée – la gorgonne y veille -, les hautes étagères couvertes de volumes, les éclairages tamisés et le bruissement des pages qui se tournent vous font chuchoter même dans vos pensées.

On s’imagine accroché à une grande échelle, à flanc de mur. On tend le bras, debout sur la pointe des pieds pour atteindre le précieux opus. On tire la langue en agrippant le dos du livre du bout des doigts – toujours en silence rappelons-le. Ouf ! Le voilà. On dévale les degrés de bois de l’échelle, on se précipite presque en courant vers une table, on se fait de la place et on ouvre. Haaaaa ! C’est beau.

La couverture de cuir craque doucement lorsqu’on ouvre le précieux recueil et là s’étalent devant nous des trésors de sagesse, des images sublimes et une odeur d’encre et de vieux papier qui nous chavire le cœur… On est pas bien  là ?

Je vous laisse maintenant profiter des images qui suivent, vous m’en direz des nouvelles, du moins je l’espère.

Stephard ~by Coey

Stephard ~ by Coey

J’imagine tout à fait Rincevent – le héros de Terry Pratchett et plus mauvais mage du Disque-Monde -, révisant ses examens comme ça (ça vous est arrivé aussi ?).

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Biblio ~ Diablo 3

Magnifique ambiance. J’y vois un laboratoire de mage ou d’alchimiste.

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Harry Potter’s Library ~ by Magic Ravioli

L’artiste y voit la bibliothèque d’Harry Potter. Et moi, plutôt un joli bordel, mais joli hein !

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El Hombre de Arena

La bibliothèque composée des livres qu’elle contient.

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In Library ~ by Moeroknight

Je crois qu’elle a trouvé.

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Library ~ by Ernstmachernst

Superbe, labyrinthique et mystérieux. Qu’y a-t-il après le coin ?

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Library ~ Mr Nick

Très belle ambiance là aussi. Notez le bel effet de lumière à travers le vitrail, le saint le plus cultivé du ciel et l’échelle pour dahut.

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The library ~ by Paddd

J’adore les courbes de celle-là. Et l’utilisation du blanc pour la fenêtre et le rideau : superbe.

The_Mythologist_by_maxwindy
The Mythologist ~ by Maxwindy

Y’a pas à dire, la qualité de trait des dessinateurs de manga est toujours impressionnante.

The_Library_by_Shaddowfire
The library ~ by Shaddowfire

Un superbe croquis qui emballe l’imagination.

Bibliothèque du Trinity college de Dublin
Bibliothèque du Trinity college de Dublin

Parce que la réalité dépasse parfois la fiction, bienvenue à Dublin.

Voilà pour ce petit tour des bibliothèques qui me font rêver. J’espère qu’elle vous inspireront autant que moi. Et rappelez-vous, vous pouvez vous exprimer sans limite ici, on est pas dans une bibliothèque.

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