Drôle d’endroit pour une rencontre

Drôle d'endroit pour une rencontre

Drôle d'endroit pour une rencontre

Alors, je vous l’ai laissée en très grand pour que vous puissiez vous immerger totalement dedans.

C’est classe non ? Un petit village perdu dans les Carpates, un village en proie à la terreur et un château occupé par de terrrribles habitants. Enfin, vous connaissez la suite n’est-ce pas ?

Même si là, on a la petite impression que Van Helsing viens juste de passer et n’a pas mis les patins avant d’entrer…

Superbe ambiance, belle réalisation et grande réussite de… quelqu’un dont j’ignore le nom, mais qui ne doit pas hésiter à se faire connaître. Et comme dirais le « cartpostalgourmandiste », – comprenez collectionneur de Cartes Postales Gourmandes -, « et ben  chapeau l’artiste » ^^.

Ça vous inspire ?

Little Folks of Faery : le jeu qui le fée

J’ai l’immense privilège de vous parler aujourd’hui d’une nouvelle qui espérons le va faire du bruit : la sortie imminente d’un jeu superbe, j’ai nommé LITTLE FOLK of FAERY (Little Folk of Faery, pour nos amis anglophobes, ça veut dire « Le petit peuple des Fées »).

Il s’agit d’un « casual game« , comprenez un jeu à télécharger et à consommer au chaud quand tout le monde a le dos tourné. Sauf que là, on est bien loin des jeux,  injouables, soporifiques et aux graphismes lisses habituels.

D’abord, dans Little Folk of Faery, il y a un scénario. Et oui, bonjour poésie et mystère.

Vous voilà à la tête d’une communauté d’êtres fées composée de farfadets, pixies et autres gnomes plus beaux les uns que les autres. Vous devrez les aider à remettre de l’ordre dans leur petit monde, tout en découvrant les raisons du chaos qui y règne.

Jugez plutôt : leur village, niché dans une boutique de curiosités abandonnée, se trouve plongé dans une épaisse brume. Tout est ravagé et des êtres nostalgiques envahissent leur univers en démoralisant les troupes.

Répartissez donc les tâches en fonction des spécialités de chacun. Comprenez les raisons de ce cataclysme et rétablissez l’équilibre dans votre village à travers moult attrayantes quêtes. Et parce qu’une petite vidéo d’une séance de jeu vaut mieux qu’un long discours, je vous laisse regarder un peu celle-là. On se retrouve en dessous ^^.

Les textures, les animations… magnifique n’est ce pas ? Et non seulement c’est beau et facile à prendre en main, mais en plus, vous aurez de quoi profiter de votre jeu. Il devrait sortir au mois de novembre (je vous tiens au courant), en exclusivité sur la plateforme de jeux d’Orange.

Vous aurez une heure de jeu gratuite pour vous laisser séduire, puis la possibilité d’acheter la version intégrale pour 20 € afin de profiter pleinement du jeu dont la durée de vie annoncée est tout de même de 10 à 15 heures.

Saluons donc la performance du studio Kylotonn et d’Orange qui réalisent là un bijou de graphisme et de poésie que l’on a hâte de pouvoir tester.

Retrouvez toutes les infos, sur le site officiel du jeu et suivez l’équipe sur le fan groupe Facebook (moi j’y suis déjà ^^ et non ce n’est pas un billet sponsorisé, c’est juste un jeu qui me botte, fait par des gens sympas :-) ).

Le grand voyage du p’tit bonhomme

Prêt pour le départ
Prêt pour le départ

Encore un chef d’oeuvre qui reste anonyme pour moi. Si l’artiste passe par ici, qu’il fasse sans crainte valoir ses droits ^^.

Regardez-moi ce petit bonhomme. Son regard fier, sans crainte. Il est superbe. Moi je pars de suite avec lui vers  des contrées bien tarabiscotées comme il faut.

Et regardez un peu ce grenier ! J’en ai rêvé toute mon enfance d’un grenier comme ça. Pittoresque, plein de trouvailles, de boîtes magiques, de cartes au trésor et donc plein d’idées.

Tout y est. Le tableau magique, la figurine 25 mm de Gandalf quand il était jeune, le buste de Pline le velu (je lis pas le grec), le bateau échappé de sa bouteille, le télescope en cuivre, tout est là !

Y’a aussi le chat, la mappemonde pour rêver de voyages, les tapis orientaux… Y’a sûrement aussi un scaphandre et des coquillages bizarres. Et p’têtre même des bocaux avec des choses qui flottent dedans.

Tout quoi… non ?

La gymnopédie, ma ville et moi

Ce morceau mes amis… Je me souviens de ma première écoute de cette merveille. J’avais 12 ans et j’étais déjà nul en solfège (vive nous les autodidactes réfractaires). Cependant, un mercredi d’automne, un peu comme demain tiens, ma prof eut une illumination : nous donner des feutres et des feuilles blanches, puis nous faire écouter un morceau de musique en nous invitant à dessiner ce que nous voyions.

Distribution du matériel, déplacement jusqu’à la petite chaîne hi-fi, push play… Et là, pour moi, coup de foudre.

Écoutez-moi donc ce petit bout de bonheur mélancolique ! Je me souviens que mon feutre et moi sommes tout de suite tombé d’accord. Il nous fallait dessiner une ville sous la pluie. L’Histoire n’aura pas retenu ce grand moment de création picturale, mais moi…

Transportons-nous quelques dix ans plus tard. J’ai une bonne vingtaine d’années, je vis dans une cage à lapin d’étudiant – mon royaume – sur les pentes de la Croix-Rousse, quartier mythique et superbe de Lyon.

Ici, les rues, sales, ont de beaux pavés irréguliers. Sales. Ces jolis sentiers montent avec des pentes avoisinant les 90° et sont le royaume des artistes (souvent déchus quand même) et des poètes (souvent maudits hein !). J’adore, je suis comme un poisson dans l’eau. Sale. Donc je fais de l’apnée toute l’année.

Mais durant ces quatre ans de souveraineté incontestée sur mon clapier, il y avait un jour, un seul jour exceptionnel et trépidant, où plus rien n’avait d’importance. Le jour de la première neige sur Lyon.

Moment magique que je n’ai pas raté durant quatre ans. Lorsque je voyais, par une fenêtre ou une autre, les flocons délicats entamer leur danse hypnotique dans le ciel opaque de ma ville, alors j’abandonnais tout (ou je me dépêchais de finir) pour aller retrouver MON endroit.

Cette toute petite esplanade. Mon jardin suspendu de ma Babylone à moi, cachée de la route et surplombant toute la ville. Personne n’y venait, surtout pas ce jour là (hého y fait froid !).

Et je me plaçais là, à cheval sur le muret, regardant pendant des heures la neige se déposer sur les pavés sales de mon quartier. Envahir en douceur les toits des monuments de Lyon. L’opéra se paraît de son manteau d’hiver, de même que le crayon. Et je voyais ces petits bouts de nuage  se détacher du ciel et flotter doucement jusqu’au Rhône, ce vaste serpent devenu noir avec la lumière décroissante.

Et tous les ans, lorsque j’étais pour un moment le Roi sur la montagne, se jouait dans ma tête ces quelques notes langoureusement égrainées et voluptueusement répétée. Durant des heures. Des heures imprenables où je contemplait de mon promontoire la ville s’envelopper d’ouate et où je songeais, bercé par la Gymnopédie d’Erik Satie.

Si vous lisez ces quelques lignes en écoutant ce morceau, comme je le fais en les écrivant, prenez le temps de fermer les yeux et imaginez ma ville sous la neige…

London by night…

London Collapse ~by Raphael Lacoste
London Collapse ~ by Raphael Lacoste

Là regardez. Mais si, juste sous le porche, deux amoureux s’enlacent à l’hombre des rues de Londres. Par là, derrière sa fenêtre, la vieille dame qui sourit repose une vieille lettre jaunit dans une petite boîte de fer blanc.

Et là, le poète qui regarde par l’œil-de-bœuf de sa mansarde. Il a les yeux dans le vague à la recherche de l’inspiration. Hum, voilà qui est sympathique, mais… Dans la rue en contrebas, le spectacle n’est pas toujours beau à voir. Tenez, là. De drôle de clients ces deux-là. Ils sont en train de compter leur butin de la soirée. Deux prostituées, un vieil homme et un gosse ont eu affaire à eux.

Ah et regardez, il y a encore des colporteurs qui se promènent à cette heure ? Ils devraient se méfier… De lui par exemple : un type encapuchonné et sombrement vêtu n’est jamais tout à fait innocent. Sans parler des rumeurs qu’on entend ici et là à propos de ce dangereux individu échappé il y a peu de la prison toute proche.

Que fait Scotland Yard, comme dirait ma grand-mère ?

Mais le plus étrange est sans doute l’activité frénétique qui règne sur les toits de la ville. Si vous sortez tard le soir – avec toute les précautions que cela comporte, bien sûr – pensez à lever le nez vers le sommet des édifices importants. Vous serez sans doute surpris d’y voir déambuler en toute décontraction toute une population de monte-en-l’air, cambrioleurs et autres acrobates interlopes.

Et oui, les capitales ne dorment pas et les braves gens sont bien loin d’imaginer quelle belle société s’emploie au-dessus de leur tête quand ils soufflent leur chandelle.

Allons, il est tard et l’heure est venue d’aller se coucher… ou de se mettre en train…

Image obtenue ici.

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