Le jeu le plus réaliste jamais conçu… j’ai peur !

Héhéhé, salut à tous !

Oh je sais, je me fais rare sur ce blog pourtant si savoureux n’est-il pas ? Mais que voulez vous, la création d’entreprise a ses raisons que le blogging ne connaît point. M’enfin ne nous laissons pas hâler (avec les beaux jours qui arrivent, ça m’a paru pertinent) pour si peu de choses. J’ai glané (‘aime bien ce mot là ! à une lettre prêt, c’est que j’aimerai avoir le temps de faire :) ) sur le web une vidéo absolument géniale qui nous fait saisir un peu mieux à quel point le cœur est comme le blogging, il a ses raisons tout ça tout ça.

Je vois laisse zieuter les douloureuses aventures de « Dan the man » et on se retrouve juste dessous.

Étonnant non ?  Un truc à vous faire devenir hard gamer (juste pour avoir la chance de recommencer la partie… snif).

je vous salue bien et je tacherai d’être de nouveau un plus présent maintenant. Ciao

Mystic rythm…

Assis sur sa chaise au paillage essoufflé. Ses chaussures en faux croco battent la mesure de son génie. La folie bat son plein autour de lui maintenant.

Il est sorti il y a deux minutes de sa cahute avec son siège à la main, dans une rue passante, bruyante, grouillante, brouillonne. Il a tranquillement posé sa scène à quatre pieds patinés au milieu du trottoir et a sorti ce qu’il tenait sous son autre bras. Il s’est installé en douceur, a placé l’objet entre ses cuisses et l’y a calé fermement.

Puis ses mains usées aux doigts noueux se sont élevées au dessus de l’instrument de sa passion. Il a jeté un coup d’œil à l’assemblée affairée qui lui rendit un regard intrigué. Ses grandes pattes se sont levées dans le soleil de cette fin d’après midi, puis se sont abattus sur les bongos aux flancs décolorés, lançant un « ping » claquant qui sembla figer la rue tout d’un coup. Comme par magie.

Les gestes suspendus, les têtes tournées brusquement, toutes les attentions fixées comme par un appel primale.  D’un son, il les a accrochés par le bout du coeur, par le creux du ventre. L’air s’électrisa en une fraction de seconde.

Clak ! Tatatatam tatam tatatam ! Un appel, un filet à instinct et soudain le déluge d’énergie. Le rythme éclate en rebondissant entre les murs surchauffés de la rue. Des cris se font entendre en ponctuation du sortilège que lance le vieux musicien. Une femme lance un cri strident, le signal.

Aussitôt, les jeunes comme les vieux, les enfants et les parents se lancent des regards pétillants. Les pieds tapent la mesure sur la terre battue. Les hanches oscillent, les mains se choquent, les têtes dodelinent.

Ça y est, un couple s’élance devant le percussionniste. Ils ont le diable au corps ces deux là. Ils ondulent, s’accrochent et se détachent avec fougue. Sa robe flotte au gré de ses voltes. Ses pieds suivent une chorégraphie compliquée et tout son corps exprime une sensualité animale. Lui, sa chemise largement ouverte, la saisit par la taille avant de la lancer dans un tourbillon furieux qui bouscule les spectateurs qui hésitent encore.

En revenant au centre, elle saisit par la main un grand père qui ne cache pas sa joie de rentrer dans la danse ainsi escorté. Tous se jettent maintenant sans retenue dans le flot de musique frappée . Chacun son style, chacun sa manière. Certains dansent seuls, d’autres à deux ou en groupes. Les rires sont sur tous les visages, on chante, on s’appelle, on siffle les gracieuses jeunes filles qui roulent avec virtuosité. Les plus jeunes gesticulent comme de petits démons dans les jambes des grands, agitant frénétiquement bras et jambes.

Le vieil homme ruisselant de sueur sur ses percussions modifie délicatement son phrasé pour enflammer plus encore les esprits. On s’agite, on crie. Les esprits partent dans un même élan. On s’élève on s’oublie. Rien d’autre ne compte que  la musique, ce rythme endiablé, mystique. Cette litanie engourdis les âmes et les corps se meuvent seuls à présent. La transe est générale, la foule tourbillonne et le musicien, les yeux clos, tourne la tête de droite et de gauche pour accompagner chaque nouvel impact de ses mains sur les peaux.

Après un immense moment de fièvre, il entame une dernière envolée percussive annonçant la fin du morceau. Les danseurs redoublent d’ardeur pour l’ultime instant, l’apothéose, l’orgasme musical, l’abandon définitif à la débauche d’énergie collective.

Puis le percussionniste s’interrompt brusquement, monte une dernière fois les mains bien haut, se lève de sa chaise en regardant de ses yeux exorbités l’heureux chaos qu’il a créé et retombe de tout son poids, les deux mains sur les cercles de ses bongos magiques, frappant le point final du moment.

Tous crient, se congratulent, applaudissent et tournent leur regard vers l’artisan de cet instant de merveilleuse folie. Il est courbé sur ses vieux bongos, la tête sur les genoux comme épuisé par le voyage.

Une jeune femme s’approche pour le féliciter, passe sa main autour des épaules du vieux bonhomme pour lui parler  à l’oreille et se recule d’un coup, horrifiée. Il glisse lentement au sol à bas de sa vieille chaise de rotin fatigué comme pour aller se coucher une dernière fois.

Pendant cette fraction de seconde, la jeune femme regarde fixement sa propre main sans parvenir à dire un mot. Puis un cri retentit. Une autre vient de se charger de signaler la tache carmin qui grandit rapidement sur la chemise jadis blanche de l’artiste au niveau du coeur…

Quel est le point commun entre la sagesse et la fraise ? (Le denti…)

Réponse : Paf dans les dents !!!

Comme disait Coluche : Compromis, chose due. Je me vois donc dans l’obligation de tenter de vous raconter l’histoire pathétique et pas finie de mes dents de sagesse…

Le Dentiste by A. Fornerot

Le Dentiste by A. Fornerot

Connasses va ! Pas vous, elles ! Elles sont quatre, elles ne servent à rien (Darwin doit en faire la girouette dans sa bière) et me gonflent !!! Les joues en premier lieu. Imaginez mon délicat visage poupon et à peine mal rasé, lamentablement déformé par la poussée malsaine de ces quatre géantes d’ivoire et carrée (et pas cariées heureusement ! Bas les pâtes dirais-je…). Et puis bobo quoi.

Les symptômes : l’impression curieuse et à peine justifiée d’avoir un pied de biche entrain de vous propulser la mâchoire au loin. La tronche en feu aussi, la bouche qui ne s’ouvre plus et du coup, certaines difficultés à exprimer mon désarroi. Du coup, forcément, ça énerve…normal… Donc je suis imbuvable ! Désagréable ! Chiant, impatient, un amour quoi. Et puis, rien à voir avec d’habitude, cela va sans dire (mais ça va mieux en le disant hum).

Alors comme tout le monde en pareil cas, je me résout à aller consulter un spécialiste un… un chicotteur ? non. Un boucher, non plus – celui-là il arrive après dans l’histoire… Un dentiste en attendant le dentier. Et le bonhomme, grand seigneur, me fait venir… traverser une ville, même petite, à pieds, par -12 °C et avec une tronche en forme de montgolfière sans les avantages… c’est rude. Mais j’y vais. Fermement décidé à en découdre (rien que d’en parler ça fait mal ça tiens) avec ces maudites quenottes qui me maltraitent les mâchoires.

Et le seigneur de me faire glander une demi heure, de me faire enfin entrer, asseoir, il me colle une lampe dans les oeils (oui c’est fait exprès) façon interrogatoire et au moment où je m’attends à être passé à la question, il glisse un index négligent dans mon bec, y coule un regard à peine plus intéressé (genre celui qu’on balance à une facture EDF de chambre de bonne quand on est rentier) en me tirant encore plus sur la joue – c’est élastique ces choses là tout de même – et lâche d’une voix ou point l’ennui : anti-douleur et anti-inflammatoires ça ira bien et prenez contact avec votre dentiste habituel…

Putain, tu viens le voir, des larmes dans les yeux, tu couines comme un dingue à cause de tes chicots qui te mettent la tête en capilotade et l’autre « anti machins et barrez-vous ».. et bien sûr on passe à la caisse pour 23 secondes de consultation montre en main !

M’enfin, les plus perspicaces d’entre vous deux (les lecteurs du blog j’veux dire… ;-) ) auront remarqué que j’ai laissé en suspens un ou deux termes chargés de sens, genre « frais » et « boucher ». Ouaip parce qu’on a pas fini là. Je ne viens de vous parler que de la première consultation héhéhé.

Après, y’a le dentiste habituel. Celui que quand tu arrives, tu la vu deux fois dans ta vie – donc t’es pas classé dans les bons clients… euh pardon « patients » – et la dernière fois il t’a dit « vous paierez la prochaine fois hein »… c’était il y a deux ans ! Donc bienveneu à l’auberge du bon accueil !

Nouvel lampe d’interrogatoire (doivent se les payer dans les surplus de l’armée un truc du genre), nouvel index fouineur… nouvelle douleur et nouveau dépassement d’honoraires (celui que ta mutuelle te remboursera un peu… quand tu auras renvoyer le formulaire de douze pages pour valider ton inscription argl !)… du coup, nouvelle douleur 2 , la revanche !

Et la sentence tombe : « une ‘tite radio hein et puis rendez-vous avec le stomato »… Le stomato, c’est pas fait par Heinz, plutôt par Charal voyez ? C’est le petit nom du charcutier destiné à vous les ARRACHER !!!! Noooon !! Siiii !! Le cauchemar de tous les p’tits enfants auquel j’ai vaillamment échappé pendant toute mon enfance me rattrape le con ! On va m’extraire la sagesse.

Les images se bousculent dans ma tête. J’imagine un fou me calant un pied sur le menton pour tirer de toutes ses forces en s’arcboutant et en serrant à mort sa grosse pince de mécano… J’imagine un anesthésiste avec un masque à gaz de la première guerre mondiale s’approcher de moi avec des yeux fous. J’imagine encore tout un tas d’autres trucs vachement flippant et je fini par récapituler mes angoisses en me disant « te fatigue pas vieux, la réalité dépasse toujours la fiction » snif…

La radio se passe normalement, 3 minutes d’acte médical sans dépassement d’honoraires, s’en est presque louche. Mais quand on me refile les clichés, je les vois en bugne à bugne (comme on dit à Lyon), les grognasses ! Et je les hais encore plus quand je vois leurs racines pas droites.

Stomato ketchup arrive enfin après un bon mois d’attente ponctué d’agréables crises de douleur et donc « menage » de vie impossible pour ma petite famille. Il est là, il est grand, il parle doucement, il me mets en confiance et ne rechigne même pas quand je lui dit que je préfère une anesthésie locale parce que j’ai peur de ne pas me réveiller sinon (pas de la fainéantise, juste de la hantise).

Nouveau rendez-vous (!) pour dans un mois (!) pour extraction de la première dent (!)…

Un mois se passe, je suis chiant à un point, vous pouvez pas imaginer, s’en est indécent d’être casse noisettes comme ça. Même Tchaikovsky s’imaginait pas qu’on puisse faire ça aussi bien.

Et Stomato deuxième édition arrive. Le Jour de l’Extraction…

J’arrive tendu comme un string taille enfant sur un sumo (oui ca existe les string pour enfants ! on vit une bien triste époque hein ?). Le bonhomme m’installe, me colle sa sempiternelle loupiotte dans la face, moi je détourne le regard… mais avec un tout petit temps de retard ! Et je le vois s’approcher avec une seringue en acier, tellement énorme et archaïque que je me suis demandé s’il ne voulait pas m’honorer en me piquousant avec un héritage familiale

Toujours est-il qu’au bout de la troisième piqûre, j’avais l’impression de passer en hyper espace, je voyais tout en blanc, même sa très charmante mais très très peu souriante assistante (genre pas un regard de soutien alors que fronce les yeux pour essayer d’y voir clair).

Il me demande si ça va ? Je lui réponds que ça va mais que je ne vois plus grand chose, et là stupeur… et tremblements c’est vrai. Ce con me dit « ben oui je vous avais dit de le faire en anesthésie générale mais vous avez pas voulu aussi »… Et là, je me suis rebellé. Je ne sais pas si c’est le passage en vitesse supra luminique ou la connerie de cette remarque pendant que j’agonisais sous ses piqûres, mais je lui ai renvoyé coup pour coup. « Dites donc vous m’avez bien dit qu’il n’y avait pas de problème ? C’est vous le professionnel, si c’était infaisable, ce n’est pas à moi d’en juger que je sache ! ».

Et ben vous me croyez si vous voulez, mais ça l’a calmé ce naze. N’empêche que ça n’a pas manqué, je dois y aller dans 4 mois (sic) pour me faire endormir entier et me faire dessouder les 4 chicots d’un coups.

Alors, l’anesthésiste aura-t-il un masque de fou ? Le stomato fera-t-il le boucher avec ma trogne en souvenir du bon vieux temps ? Me réveillerais-je à l’issue de l’opération (ça j’y compte pas mal quand même) ? Dans quel état ? Hamster jovial ou plus probablement ragondin furieux (c’est mon totem) ?

A suivre dans quatre mois :)

Note : les faits relatés sont rigoureusement exactes et parfaitement gonflés, un peu comme ma tête pendant les crises…

On se voit plus beaucoup ces temps-ci pas vrai ?

Salut les amis :)

C’est manifeste, on a du mal à se croiser ces temps-ci hein ? J’ai eu plein de commentaires bien agréables sur Facebook après mon article sur le pain chaud (Yummy comme disent les anglo saxons), mais sinon, ne niez pas, vous venez plus… Du coup, moi aussi je fais autre chose…

On peut pas se laisser comme ça les amis, ce blog a été mon premier et reste cher à mon cœur. J’y ai eu des pelletées d’idées marrantes ou un peu poétiques sur les pages de ce site et j’ai bien envie d’en avoir d’autres encore.

Fée de l'inspirationDe mon côté, c’est vrai que je monte cette boîte de création de blogs (justement) pour les artisans d’Art et autres créateurs et ça me pompe un temps fou. Mais j’avoue que j’adorerais que vous veniez faire ce qu’on ne fait jamais sur un blog : prendre un article au hasard, comme ça, pour flâner.

J’aimerai que ce blog que j’ai conçu pour y rêver, vous donne aussi l’envie de déambuler, de louvoyer entre ses lignes, de songer, de baguenauder, de vous la rouler peinardos entre mes petites histoires.

Qui se souvient du coaching pour enfants ? Ou des pathologies débiles de nos animaux les bêtes ? Et de la nouvelle « les dangers de l’alcool, ça date pas d’hier » ? Ils étaient pas mal ceux là non ? M’enfin moi j’aimais bien quoi :)

Et puis il y a encore moult choses dont à propos desquelles je vous causerai bien moi. Je vous ai pas encore parlé de ces connasses de dents de sagesse par exemple ? Pourtant j’en ai de bonnes  à vous raconter avec ça. Ne serait-ce que pourquoi on les appelles dents de « sagesse » ces aberrations de la nature ! Faut dire qu’après l’anesthésie, quand tu es prêt à te marcher sur la lèvre inférieure, ça t’apprend à philosopher. Du coup, tu réfléchis avant de parler quoi… avec les gencives en forme de champs de laboure tu risques moins le lapsus.

Vous voyez qu’on en a encore à se raconter des choses ^^. Alors, si l’aventure vous tente toujours autant, dites le, ça fait plaisir et ça encourage à faire un place dans son agenda quand on sait qu’on a une galerie à amuser un peu.

La prochaine fois, on cause dentisterie ou si vous préférez, de comment partager un article de blog désopilant de façon à encourager l’écrivain talentueux et modeste qui dort loin au fond de votre serviteur… A vous de me le dire !

Je vous bise tiens :D

Bon comme du bon pain

Salut à tous,

Je suis enfin de retour sur les Récits d’Yves après de trop longues semaines d’absence. Vous ne le savez peut être pas encore, mais je suis entrain de créer une entreprise de création de sites, de formation et de conseil à destination des Artisans d’art, des créateurs et des artistes. Vous ignorez peut être autre chose, j’aime le pain ! Je suis fou de pain. Ceux qui me connaissent personnellement savent que le pain est pour moi l’une de plus belles créations de l’Homme (sisi !).

Vous connaissez sûrement l’odeur envoûtante du pain quand vous rentrez dans une bonne boulangerie. Vous aussi vous devez vous sentir tout guilleret quand on vous donne une baguette et que vous la sentez brûlante dans la main.

Du pain

Du pain !!

La grande tranche de pain de campagne large comme la main, à la croûte brunie par le four à bois, à la mie aérée mais dense tout de même. Celle que vous frottez avec un peu d’ail, que vous humectez (à peine hein !) avec une peu d’huile d’olive et que vous habillez d’une belle tranche de jambon de pays bien sec, d’une ou deux tranches de tomate (genre cœur de bœuf miam !!!) et que vous surmontez enfin d’un peu de mozarella… celle là, moi, elle me fait défaillir.

Mes amis, les goûters de mon enfance avec une baguette sortie du four dans la demi heure (même pas), bien croquante et odorante, avec un morceau de jambon et deux rondelle fines de concombre dessus… si je vous racontait ça dans le détail vous partageriez mes larmes de joie !

Ou encore, la même tranche de pain de campagne que tout à l’heure, avec juste un peu de raclette fondue (merci maman ^^) dessus. Ça brille, ça brûle, ca croustille et c’est un enchantement pour les papilles (et puis croquer dedans permets d’arrêter de baver abondamment sur le tapis).

J’en ai encore des tonnes des belles histoires avec le pain, mais je n’en parle sûrement pas aussi bien que ce Monsieur dans la vidéo qui suit. Lui, c’est un maître artisan boulanger, le reportage est tiré d’une série de reportages absolument admirables nommée « Mains et Merveilles », dédiée à des maîtres artisans passionnés et qui savent le montrer. Voyez le façonner tout ça ! Ça force le respect et j’avoue que je crée cette entreprise pour encourager des gens qui aiment leur métier autant que ce Monsieur.

Regardez moi ça :

Par pitié les copains, choisissez avec soin votre boulanger, encouragez-le et faites le travailler. Des gens qui font des bonnes choses comme ça, faut pas les perdre ! Y’a que le pain qui reste bon même perdu.

Vous avez comme toujours toute latitude pour partager vos beaux souvenirs en commentaire de l’article. Bon, on se fait un petit casse croûte ?

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