L’Appel à la plume : l’Ere Victorienne

Aujourd’hui, nous nous lançons dans une rubrique un peu particulière mais que j’avais très envie de mettre en place, j’ai nommé : L’Appel à la plume.

C’est mieux que le réveil au clairon, moins dure que la pelle tout court et ça va nous permettre d’échanger. Le principe est simple :

- Je vais mettre en ligne un descriptif que j’espère inspirant sur une époque, un thème, un lieu, un style…

- Ensuite, je vous proposerai de produire sur la thématique en question soit sous forme de texte, soit sous forme d’image, de photo, bref de ce que vous voulez du moment qu’on peut ensuite en montrer une sélection sur le site.

- Et puis si vous ne vous sentez pas inspirez, vous pouvez au moins commenter ce que vous verrez et mettre des liens vers ce qui vous plait ailleurs.

En attendant, voici mon thème du jour, l’ère Victorienne. Et voici de quoi vous mettre sur la voie :

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Caliméro l’a bien compris…

Si la pierre tombe sur l’oeuf, malheur à l’oeuf.

Si l’oeuf tombe sur la pierre, malheur à l’oeuf.

C’est trop injuste. Ça peut paraître cruel et ça l’est sans doute, mais ce genre de petit proverbes bien sentis me fait marrer. Ça vient toujours d’une civilisation lointaine, brillante et nimbée de nos fantasmes de sagesse millénaire (les chinois, les arabes…). On imagine bien le vieil asiatique a longue barbe blanche façon Kill Bill. Il est perché sur un roseau au bord d’un lac insondable aux eaux sombres et calmes.

Comme d’hab, une pléthore de disciples attendent son enseignement. Tout d’un coup, il inspire profondément, lève les yeux de sa méditation et… balance ces deux petites phrases assassines qui traduisent toute l’injustice du monde avec tellement de simplicité. J’adore.

Ben oui, quoi qu’il arrive, y’en a qui sont nés pour souffrir !

Les dangers de l’alcool, ça date pas d’hier… suite et fin.

Tout est dans le titre (le début est là). On continu :

En attendant, il était maintenant parfaitement sobre et craignait déjà amèrement d’avoir à le regretter.
“ Et bien sachez que ce triste sire me manquait à l’instant outrageusement de respect ! Vous comprendrez aisément qu’un homme de ma qualité ne puisse admettre une telle offense ! dit le nobliaux (puis à voix basse et l’air plus vexé qu’un paon déplumé, il poursuivit), ce paltoquet m’a tout de même traité de pourceau !”.
La réaction que craignait Francis ne vint pas. Elle fut même tout à fait antithétique. Il crut tout d’abord que le sol tremblait sous les coups d’un séisme terrifiant. Mais il du se rendre à l’évidence, les gardes s’esclaffaient. Ils partaient même de ce qui se qualifierait aujourd’hui de franche rigolade. Pour tout dire, ils se gondolaient littéralement comme des baleines… des petites baleines. Et puis des baleines à l’air franchement malsain en y regardant de plus près.
Des guenilles en guise d’uniformes, des gourdins cloutés pour parfaire la panoplie, ces messieurs ressemblaient assurément plus à des bandits de grand chemin qu’à d’honnêtes fonctionnaires royaux (la limite est parfois ténue, j’en convient).

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Les dangers de l’alcool, ça date pas d’hier… 1ere partie

Voici une petite nouvelle humoristique que j’ai écrite il y a de cela un certain temps déjà mais qui me plaît assez. Ça donne à peu près ça :

—-

Paris 17eme… siècle.

« Fi  monsieur !
Sachez que je ne saurais tolérer une telle outrecuidance plus longtemps ! A quatre pas d’ici je vous le fais savoir ! »

La vie de Francis de la Montaille ne tenait visiblement qu’à un fil. Il avait tout à fait conscience de la faiblesse de ses talents de bretteur, se souvenant des mots de son propre père qui lui disait déjà, étant petit : “ ton poignet est plus faible que celui d’une pucelle (oui l’éducation sexuelle se faisait très tôt à cette époque), tu ne ferais de mal à aucun adversaire digne de ce nom”.

Qu’il regrettait alors d’avoir traité, l’alcool aidant, ce Monsieur de la Joquette “d’impuissant pourceau versatile”. Il est vrai qu’à travers les brumes de l’ébriété, de la Joquette ressemblait énormément à “de la jaquette” (et à un pourceau ?), ce qui n’avait pas manqué de l’amuser. Mais de là à provoquer un duel, surtout dans son état… Non, vraiment, il était en fâcheuse posture.

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