Archives de la catégorie : Productions perso

Furie percussive

Je vous le confiais il y a de cela quelques temps déjà, je suis batteur ! « Errare humanum est » comme dit le poète. Et dans mon cas, « perseverare diabolicum » vachement  parce que ça ne date pas d’hier.

Vous m’aviez vu taper sur des boîtes plutôt viles mais pas encore sur ma batterie, mon rêve de gosse (pas au sens québécois du terme), sur « ma deuxième femme » comme on l’a un jour nommée pour moi ^^ (je ne tape pas sur la première de toute façon). Et ben, ça donne ça :

Pour la petite histoire, ça faisait des semaines que je ne l’avais pas vue, ma belle batterie et je l’ai retrouvée comme un érotomane en phase terminale tombant dans un harem après une traversée du Sahara à la nage ! D’où peut être une légère euphorie et un sourire débile en toute fin de vidéo :-) .

Civilisation oubliée

Fantasy Island ~ by Peter Lee
Fantasy Island ~ by Peter Lee

Regardez donc, émergeant du lac sacré – source de toute vie et du bonheur de notre communauté – l’idole déchue de la glorieuse civilisation de nos ancêtres !

Allons les enfants, n’êtes vous pas touchés par la majesté de cet obélisque érigé en des temps immémoriaux ? La finesse des motifs du mégalithe vous laisse-t-elle froids ?

Ne vous sentez-vous pas inondés par la fierté d’appartenir à notre auguste congrégation dont les aïeux furent si brillants ?

Et bien… J’attends vos réactions… Euh… les enfants ? Vous êtes là les enfants ? Y’a quelq’un ? Personne ? Personne… Déconnez pas les gosses !! Y’ A UN TRUC QU’A BOUGE DANS L’EAU PUTAIN…

Moralité : On a toujours tort de se focaliser sur le passé sans regarder autour de soi… Ça peut se payer cher !

Vacheries fraternelles

Si j’avais eu une sœur, ça aurait pu donner ça :

« Vraiment mon ami, vous avez une mine désastreuse !

- Merci Marjolaine. Quels plus jolis mots peut-on espérer d’une sœur telle que vous…

- Absolument Théophile, mon bon Théo. C’est tout l’amour d’une sœur qui s’exprime par ma bouche. Comment pouvez-vous imaginer sortir dans le monde avec cette déplorable face. Regardez-vous !

- Non ma sœur, je ne le puis. Que voulez-vous, mon attention toute entière et mes réserves de lucidités sont inéluctablement happées par ce superbe spécimen d’herpès que vous arborez si fièrement à la bouche ce matin. N’espérez pas, dès lors, me voir encore prêt à suivre votre infatigable sens critique.

- Voyez-vous cela. Tant de délicatesse dans un si petit homme ! Je suis heureuse que vous ayez conservé la taille de vos quinze ans, savez-vous ? L’esprit aussi d’ailleurs. Je dirais qu’ainsi, dialoguer avec vous me repose.

- Et oui ma chère, je n’oublie pas comme une discussion construite fatigue vite votre cervelle déjà usée. Cela reste d’ailleurs un mystère pour moi. Ce n’est pourtant pas l’usage que vous en avez fait jusque là…

- Écoutez-le babiller le charmant enfant. On jurerai qu’il s’apprête à tout moment à formuler sa première phrase sensée… Et chaque fois on est déçu…

- Il est vrai qu’il n’est guère difficile d’incarner la fraîcheur et la jeunesse lorsque l’on est à vos côtés. Une affaire de contraste, sans doute.

- Sans doute oui. Difficile en effet de confondre l’élégance et la superbe d’une jeune femme dans la fleur de l’âge avec, hum. Et bien disons avec vous.

- Ce qui est prodigieux avec vous, Madame – hormis vos absences régulières et prolongées – c’est la capacité que vous avez eu à garder vos yeux d’enfant. D’ailleurs, ce nouveau monocle vous va à ravir… Tellement féminin !

- Alors ça y est, vous savez ce qu’est une femme ? Ça n’a pas été trop onéreux j’espère !

- Fort heureusement, Marjolaine, tout le monde ne pratique pas vos tarifs. Le jardinier s’en est encore plaint à Papa ce matin ! Soyez magnanime avec les domestiques…

- Un mot de plus et je vous écrase pauvre nain !

- Après moi le Déluge !

- Oui tant qu’on en serait aux catastrophes…

- Dommage que le prêtre s’en aille. Encore une minute et je lui trouvais une autre cliente.

- « La violence est le dernier refuge des incompétents »…

- Et les proverbes celui des simples d’esprit !

- Que vous êtes agaçant.

- Oui, je m’enrichit beaucoup à votre contact… »

- Si seulement ça pouvait être vrai !

- Hum, avec vous, aucun risque…

- Taisez-vous nabot, on vient. Oui, c’est Monsieur le curé, je crois qu’il en a fini avec Papa… Allons-y !

Terreaux incognito

Jungle ~ by SBE
Jungle ~ by SBE

Je vous l’ai promis hier, j’ai rassemblé mes esprits, je les ai compté, j’ai pleuré, j’ai séché mes larmes, mais l’une d’elles m’a échappé. Elle est tombé sur une ligne d’encre noire tracée par mon fidèle stylo plume (ça fait dix ans qu’on se pratique). L’eau à fait baver l’encre. Un jolie tâche s’est formée en bout de ligne et j’ai vu…

Oui j’ai vu de mes yeux se dessiner lentement devant moi les contours découpés d’un vaste littoral encore inconnu. Cette tâche banale, devenait pour mon esprit – enfiévré par le transfert que je fais sur ma chère amie Nethie, partie aux confins du monde – et-que-j’aimerai-bien-être-à-sa-place-bordel – les côtes embrumées de quelque étrange ailleurs (comme dirait l’autre).

Songez donc un moment aux sensations incroyables que pouvaient ressentir les marins, voyant d’heure en heure, se dessiner sur l’horizon une ligne d’un noir d’encre. Cette ligne se découpant progressivement, pour devenir une haute falaise recouverte jusqu’à en déborder d’une végétation luxuriante et aromatique.

Après de longs mois à ne connaître que les embruns et le goût du sel, sentir enfin la terre. Et être saisit par les odeurs capiteuses et inconnues charriées par le vent. Et s’enivrer, toutes affaires cessantes de la vue d’une côte, d’une crique,  d’une plage de sable d’un blanc pur. Presque transparent. Et le fouler…

Sentir enfin ses orteils s’enfoncer dans cette fine poudre cristalline et chaude. Faire un feu et passer la nuit à chanter et boire… puis se mettre à l’écart de la fête et écouter. Écouter cette nuit dont on ne sait rien. Sous les constellations inédites, écouter le bruit des feuilles bruissantes de la forêt toute proche. Une forêt vierge. Écouter encore et percevoir les cris d’animaux jamais imaginés. Écouter toujours et sentir les déplacements furtifs d’un monde nocturne en plein effervescence. Fermer les yeux et goûter l’idée d’être le seul à avoir foulé cet espace… et dans l’idéal, n’en rien changer…

Et puis voir au matin le soleil se lever sur les brisants et prendre la décision d’avancer. Et malgré toute l’attirance que peut exercer cette terre nouvelle, avoir peur jusqu’au tréfonds de son être de ce que l’on pourrait trouver.

Et s’aventurer – le terme ne saurait être mieux employé – à travers les frondaisons sous une cathédrale de verdure. Voir encore le soleil glisser ses longs doigts de lumière à travers la canopée, puis ne plus les voir.

Jungle ~ by DarkCreek

Jungle ~ by DarkCreek

Les odeurs, les fleurs aux couleurs encore jamais vues, aux formes tantôt enchanteresses, tantôt inquiétantes de cet univers riche jusqu’à l’excès. Les singes qui hurlent loin au-dessus, les oiseaux aux couleurs bigarrés et aux chants omniprésents. Les serpents, insectes et araignées, gigantesques et effrayants. Être l’étranger, l’intrus, l’inconnu… et dans l’idéal l’accepter…

Et puis soudain, derrière un épais rideaux de fougères et de lianes entrelacées, découvrir un fleuve immense. Ses cataractes bruyantes et l’arc en ciel visible sous la chute d’eau dans l’air saturé de gouttelettes d’eau pure et fraîche.

Poursuivre sa route en nage. Explorer. Découvrir. S’émerveiller et craindre. Et puis trébucher. Se relever et deviner sous la mousse et les racines une pierre maçonnée… Sourire…

Jungle ~ by Gregmks

Jungle ~ by Gregmks

Images amoureusement récoltées sur DeviantArt

Nouveau monde…

Jungle ~ by Heavenly Deamonic

Jungle ~ by Heavenly Deamonic

Bon les amis, ce soir, j’ai le neurone en sauce blanche suite à un un abus de blogs, bugs et autres codes. Mais demain promis, je vous parle de ma vision d’un nouveau monde. Dans le même temps, une amie voguera tranquillement vers la Côte Riche et je l’accompagnerai en pensée pour fouler comme les premiers explorateurs, ce sol inconnu et fantasmatique.

Odeurs, sons, animaux et flore doivent y être passionnants, subjuguant, inspirants. On doit se sentir tout petit lorsqu’on foule le sol vierge d’une terre où la main de l’homme n’a jamais mis le pied… Jungles, prairies, canyons, montagnes et volcans, lacs et détroits, forêts et marécages, mangroves et landes désertes. Tout un Monde de découvertes, de différences, de connaissances… Vous imaginez les premiers types à être passés devant les Galapagos ?

Bon, si je m’écoute, je me lance dans mes histoires et là, j’ai vraiment pas la moelle. Mais demain…

En attendant, contemplez donc cette superbe image taxée sur DeviantArt… On voyage là non ? On a pas tous envie de se mettre les fesses sur les ailes de l’avion en partance pour la Côte Riche là ? mmmmh ?

Allez, à demain pour de nouvelles aventures en terre inconnue.

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