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	<title>Récits d&#039;Yves &#187; Les Contes des amis d&#8217;Al</title>
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	<description>Du rire et du rêve</description>
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		<title>Les contes des amis d&#8217;Al Suite et Fin (pour ce conte en tout cas)</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2009 00:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rahan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ça y est, c&#8217;est la fin ? Eh oui. Le fin de l&#8217;histoire de Juan et de la cité suspendue. Pour ceux qui arrive, toute l&#8217;histoire est là. Et maintenant, asseyons nous pour écouter le fin du récit d&#8217;Al. La suite de la vision fut plus brouillée. Il voyait des scènes passer devant ses yeux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 30px; margin-back: 20px;">
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<p style="text-align: justify;">Ça y est, c&#8217;est la fin ? Eh oui. Le fin de l&#8217;histoire de Juan et de la cité suspendue. Pour ceux qui arrive, <a title="Conte des amis d'al" href="http://www.recits-d-yves.fr/category/les-contes-des-amis-dal/" target="_blank">toute l&#8217;histoire est là</a>. Et maintenant, asseyons nous pour écouter le fin du récit d&#8217;Al.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-323"></span><span style="color: #808080;">La suite de la vision fut plus brouillée. Il voyait des scènes passer devant ses yeux à grande vitesse. Seuls quelques mots émergeaient de cette bousculade mentale. « Magnétisme », « Minerai », « Pénurie », « Sommeil », « OUBLI », « Oubli », « oubli »…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Il se trouva au dessus de grandes carrières. Des hommes et des femmes creusaient avec des machines qui lui étaient inconnus. Noirs de la tête au pied, ils charriaient des sortes de charrettes de métal. Elles étaient vides. Ils paraissaient désespérés. Devant l’entrée d’une excavation, un vieil homme pleurait seul, passant ses mains noires de crasse sur son visage humide et fripé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Il vit encore une grande procession, semblable à celle qu’il avait vues auparavant sur les murs de la Tour Écarlate. Elle était composée de centaines de gens en colère. Certains portaient encore les grandes lunettes des « volants », ceux qui utilisaient des plateformes volantes. Maintenant ils marchaient comme les autres. Tous ces visages étaient contractés par la peur et  le chagrin. Ils se massaient tous au pied de la tour rouge sang. Ils hurlaient, scandaient, appelaient encore et encore. Le son vibrait, les oreilles de Juan lui faisaient mal. Il sentait son esprit ployer sous la pression du vacarme haineux de cette foule terrifiée et vengeresse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Puis il se trouva de nouveau au sommet de la Tour Écarlate. Les trois hommes qu’il avait vus plutôt étaient là. Ils se tenaient au dessus de la foule, les bras écartés. Ils se regardèrent un long moment. Fermèrent les yeux en hochant la tête d’un air d’abattement profond. Puis ils relevèrent la tête dans un ensemble parfait, s’approchèrent du bord de la plateforme qui coiffait cette tour funeste. Juan voyait leurs pieds s’approcher du bord, lentement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">La foule ne pouvait rien voir en contrebas, ils étaient si loin du sommet à présent. Ils étaient condamnés à ramper, à vivre au sol à cause de la négligence de leurs dirigeants. De leur propre négligence aussi, mais cela, ils ne pouvaient le voir ni le comprendre. Pour eux, la Tour les avait amenés à ce désastre et devait expier. C’était cela qu’ils scandaient dans l’aveuglement de la désillusion.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Peut importait qu’ils aient eux-mêmes pillé les ressources du minerai qui leur offrait le don de sustentation. Peu importe que leur arrogance les ait menés à leur perte. Il voulait des responsables et ils les auraient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">En haut, les trois se tenaient là, les bras écartés, le visage battu par ce vent si particulier qui ne souffle qu’en très haute altitude. A part eux, ils songeaient. Qui leur dirait quoi faire ensuite ? Plus personne pour assurer les rituels ni lire les anciens manuels. Plus de travail du Minerai. Mais ils voulaient la vengeance. Ils l’auraient. Ils tomberaient dans l’oubli et la ville avec eux. Ils tomberaient… ils sautèrent. Tous les trois, en même temps. D’un même geste. D’un même envol. Mais pas de flottaison. Pas cette fois. Pas de direction autre qu’une vaste courbe et puis la chute à-pic. Vertigineuse. Si rapide. Et si brève. Juan était au-dessus d’eux tandis qu’ils tombaient. Ils vit leurs trois visages exprimer un  regret identique. Il vit leurs larmes scintiller doucement pendant la chute, comme voulant remonter sur la plateforme tandis que les corps déjà sans vie, asphyxiés par la chute, tombaient vers cette fin inéluctable que vous entrevoyez vous aussi.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Juan vit le sol se rapprocher, la foule, les tours qui défilaient à l’envers, les passerelles dont aucune ne partait ni n’arrivait jusqu’à la Tour Écarlate. Il distinguait de plus en plus de détails de l’activité qui se déroulait en bas et qui semblait foncer sur lui. Si vite. Et puis…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Il ouvrit les yeux et respira comme on l’eut fait après une longue apnée. Une grande goulée d’oxygène, comme s’il respirait pour la première fois. Ses yeux mirent un instant à s’ouvrir et un autre moment à s’habituer à la lumière. Il se trouvait couché sur le dos. A ses côtés, Fred était toujours inconscient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Les souvenirs lui revinrent comme une claque mentale. Il voulut se relever mais tout son corps se rebella et s’opposa à ce projet. Il était totalement engourdi, mâché, endolori. Il regarda autour de lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Fred et lui étaient allongés sur des paillasses grises en plein air. Il se redressa sur un bras en observa encore. Il connaissait ce lieu. Il lui revenait en mémoire, charriant un malaise qui l’amena près de la nausée. Ils étaient sur la plateforme en haut de la Tour Écarlate. Celle-là même dont s’étaient jetés les trois, dans sa transe…<br />
&#8212;-<br />
Al s’assit, visiblement fatigué par le récit et le rythme qu’il lui avait insufflé. Il s’assit. Son front était en sueur. Il regardait dans le vide. Ses derniers mots n’avaient été qu’un souffle. Visiblement, ils charriaient en lui une douleur terrible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">« Lorsque Juan en vint à ce moment de son histoire telle qu’il me la racontât il y a de cela des années, ses paroles devinrent décousues, comme elles l’avaient d’ailleurs toujours été depuis son retour d’expédition. Il y fut question de bien des choses. De bien des images étranges, de serments, de regrets. Mais il me fit jurer de ne jamais laisser l’histoire de cette cité « tomber dans l’oubli » comme il le disait lui-même.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Juan se passa la main sur le visage dans un râle. Ses yeux brillèrent un instant à la lumière du feu de cheminée. Puis il se ressaisit, se redressa, fit face à son auditoire et dit en montrant chacun du doigt.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">« Il n’appartient qu’à nous d’éviter à notre monde de tomber dans l’oubli à cause de notre vanité. Je crois que c’est ce que nous devons retenir de cette histoire et de ce vieux Juan.<br />
Allons, allez dormir mes amis, que la nuit vous soit douce. En attendant la prochaine histoire des amis d’Al ».</span></p>
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		<title>Les contes des amis d&#8217;Al 5e épisode</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Apr 2009 12:36:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rahan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Contes des amis d'Al]]></category>
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		<description><![CDATA[Assez rit. Il est temps qu&#8217;Al nous dise quel a été le destin de la cité suspendue (si vous n&#8217;avez pas lu le reste, retrouvez tous les épisodes précédents ici). Accrochez-vous, on décolle. A ce moment, Al prit un moment pour à nouveau s’assurer de l’attention de son auditoire. Il s’arrêta, comme pris par un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 30px; margin-back: 20px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;">Assez rit. Il est temps qu&#8217;Al nous dise quel a été le destin de la cité suspendue (si vous n&#8217;avez pas lu le reste, retrouvez <a title="contes des amis d'Al" href="http://www.recits-d-yves.fr/category/les-contes-des-amis-dal/" target="_blank">tous les épisodes précédents ici</a>). Accrochez-vous, on décolle.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-291"></span><span style="color: #808080;">A ce moment, Al prit un moment pour à nouveau s’assurer de l’attention de son auditoire. Il s’arrêta, comme pris par un soudain accès de doute. Les regarda tous, tour à tour. Et dit d’un air légèrement pernicieux :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">-  Il se fait tard et vous aurez tous à travailler dur demain. Peut être préférez vous que nous reprenions l’histoire plus tard ? Comment ? Non ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Un murmure de protestation s’éleva de la salle. Les consciences se réveillaient furtivement pour s’élever contre un quelconque ajournement. On allait enfin savoir, impossible de retarder les révélations.<br />
Al était satisfait. Il les replongea alors plus profondément encore dans son l’histoire…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">« Comme je vous l’ai dit, les deux hommes venaient de s’avachir lentement sur eux-mêmes. Épuisés et engourdis par l’étrange gaz qui s’échappait de l’idole. Mais leur conscience entamait un voyage bien plus étonnant et éprouvant que tout ce qu’ils avaient connu jusqu’alors. Je me bornerais maintenant à vous rapporter les visions de Juan car, comme je vous l’ai déjà dit, c’est de lui que je tiens cette histoire étonnante.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Tout d’abord, ce ne furent que des jeux de lumières rouges, bleues, vertes, jaunes. Toutes les nuances de l’arc en ciel lui passaient devant les yeux ainsi que d’autres nuances qu’il ne semblait pas connaître. Puis les points lumineux se muèrent en lignes étranges, tarabiscotées. Elles tournoyaient doucement, hypnotiques. Puis il entendit un chant. Une mélopée gutturale, entêtante mais, curieusement, presque rassurante. Il sentait une douce chaleur lui courir dans les membres tandis que devant lui, comme répondant aux accents de la musique, les lignes se contractaient doucement pour s’agencer. Les couleurs demeuraient aveuglantes, mais les lignes devenaient des formes plus reconnaissables jusqu’à former devant lui une représentation de la cité suspendue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Elle n’était plus vide. Elle n’était plus silencieuse non plus d’ailleurs. Les passerelles étaient peuplées de curieuses ombres, comme des trainées de lumière. Comme si des personnages se déplaçaient trop vite pour que les yeux ne les suivent précisément.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Des personnages vêtus de couleurs vives, toujours aussi vives. Sorte de tableau fauviste en mouvement.<br />
Juan se vit alors au milieu de cette cité. Il se trouvait au milieu d’un de ces « carrefours» situés à l’embranchement de plusieurs passerelles. Il était assis en tailleur et regardait face à lui.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Un détail le saisit de suite. Un détail… Un changement  par rapport à ce qu’il connaissait de la cité. Une sorte de brume se trouvait partout. Une brume étonnante. Très blanche et dense. On aurait dit… oui on aurait dit des nuages.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Il se leva, s’approcha d’une des passerelles, regarda en contrebas et ses yeux s’écarquillèrent. Il ne voyait plus le sol qu’en tout petit. Mais ce qu’il le sidérait véritablement, c’est qu’il voyait la base des tours, et qu’elle non plus ne touchait plus le sol…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Son regard se perdit un moment dans l’abîme. Il sentait un vent tout à fait inconnu lui souffler au visage. Un vent froid et qui charriait une odeur qui lui rappelait vaguement quelque chose.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Soudain, un souffle « retentit » dans son dos. Un souffle glacial, brutal, presque une poussée. Il se retourna d’un bloc. A deux centimètres de son visage se tenait un vieillard vêtu seulement d’un pagne blanc qui trainait jusqu’au sol se confondant à son immense barbe de même couleur. Il le scrutait sans dire un mot. Ses yeux uniformément violets semblaient fouiller l’esprit de Juan. Sans ciller, il le fixait avec une dureté incroyable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Puis, sans mot dire, il se retourna et invita Juan à le suivre d’un signe extrêmement vif de sa longue main décharnée. Il lui désigna un endroit au sol. Une sorte de miroir, comme une flaque de mercure de deux mètres de diamètre parfaitement circulaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Le vieillard s’approcha du bord, se pencha au-dessus les mains derrière le dos et plongea son regard dans la flaque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Juan demeurait interdit. Il se sentait complètement débordé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Le vieil homme le fixa un moment, puis replongea ses yeux dans la flaque. Juan se mit en mouvement. S’approcha de l’autre. Il mit ses pieds au bord du cercle. Puis il se baissa avec hésitation. Il regarda lui aussi. Et il vit. Et il entendit aussi. Et il sentit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">La rauque mélopée qu’il avait entendu un instant avant repris de plus belle. Mais elle se mua progressivement en un discours qui lui était intelligible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Dans le même temps, sous ses yeux, le mercure se muait en une image de la cité. Une cité peuplée. Très peuplée. Des hommes, des femmes et des enfants circulaient partout dans la cité. La majorité empruntait les passerelles. Ils se croisaient en souriant. Ils riaient, couraient, se parlaient sur les carrefours.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Mais certains personnages ne marchaient pas sur ces passerelles. Ils volaient littéralement entre les hautes tours. Ils étaient montés sur de curieuses machines rutilantes. De couleur cuivre, elles brillaient dans le soleil de l’après midi. Les « cavaliers » de ces machines étaient vêtus de longs manteaux marron et portaient tous des lorgnons cerclés d’un bronze étrange et aux verres démesurés qui leur mangeaient le visage. Leurs longs cheveux noirs flottaient autour de leur figure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Eux-mêmes étaient comme des essaims d’abeilles brillantes qui tournaient autour des ruches que représentaient les tours de la cité. L’expression « Cité suspendue » qui était venue spontanément à Juan prenait ici toute sa dimension. Les fûts s’étendaient toujours à perte de vue mais grouillaient maintenant littéralement de vie. Juan en fut étonnamment heureux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Puis sa vision se concentra sur la Tour écarlate. Il eut l’impression que son esprit volait littéralement jusqu’à elle, l’emmenait à l’intérieur, montait les marches à une vitesse vertigineuse pour se fixer sur une procession qui montait elle aussi en un long cortège de robes rouges.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Puis il les dépassa rapidement passant au dessus de leurs têtes pour arriver sur une grande plateforme au sommet de la tour. Là, trois hommes parlaient très vivement. Juan comprenait ce qu’ils disaient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">- Nous n’en avons plus. Nous avons tout gâché.<br />
- C’est faux, nos ressources sont inépuisables, notre sagesse et notre technologie nous préservent de la pénurie.<br />
- Allons soyez raisonnable, nous passons notre vie à créer des appareils toujours plus fous et toute notre technologie repose sur le Minerai. Nous serons bientôt cloués au sol et vous le savez très bien !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;"><span style="color: #000000;">Un coin du voile se soulève. Revenez nous voir pour le grand déballage et n&#8217;hésitez pas à donner votre avis attendant.</span><br />
</span></p>
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		<title>Les contes des amis d&#8217;Al 4e épisode</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Apr 2009 19:02:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rahan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Contes des amis d'Al]]></category>
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		<description><![CDATA[Ils ne sont plus que quatre. Juan Feliz, le capitaine, Edson le chirurgien, et puis Fred et James, deux marins gaillards et décidés. Ils sont maintenant seuls au milieu de la cité suspendue et sont bien décidés à percer à jour les mystères de ce lieu étrange. Si vous avez manqué l&#8217;épisode précédent, c&#8217;est ici. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 30px; margin-back: 20px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ils ne sont plus que quatre. Juan Feliz, le capitaine, Edson le chirurgien, et puis </span>Fred et James, deux marins gaillards et décidés. Ils sont maintenant seuls au milieu de la cité suspendue et sont bien décidés à percer à jour les mystères de ce lieu étrange.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez manqué <a title="amis d'al episode 3" href="http://www.recits-d-yves.fr/2009/04/les-contes-des-amis-dal-3e-episode/" target="_blank">l&#8217;épisode précédent, c&#8217;est ici</a>. Et si vous nous rejoignez juste, cliquez dans la colonne de droite sur la catégorie &laquo;&nbsp;Les contes des amis d&#8217;Al&nbsp;&raquo;. Pour les autres, c&#8217;est en dessous que ça se passe.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-253"></span><span style="color: #808080;">Oui ils étaient décidés, oui ils avaient confiance en leur capitaine et oui ils avaient soif de découvertes. Mais la tâche ne s’annonçait pas simple. Découvrir les bâtiments importants dans cette forêt de tours. S’il fallait toutes les visiter, une vie n’y suffirait peut être pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ils décidèrent de poursuivre leur exploration au sol afin d’identifier plus facilement  un bâtiment qui montrerai une quelconque marque distinctive. De plus, il serait moins épuisant d’éviter de monter et descendre ces ahurissantes volées de marches qui courraient dans toutes les tours.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ils redescendirent donc au bas de la tour et s’engagèrent dans cet incroyable imbroglio architectural. Ils avaient beau redoubler de vigilance, ils ne parvenaient pas à se départir de ce sentiment de vulnérabilité. Sentiment renforcé encore par leur nombre maintenant très faible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">La nature du sol était étrange. On voyait dans certaines zones au pied de tours particulièrement imposantes des amas d’objets hétéroclites aux fonctions inconnues. On y retrouvait des ustensiles de cuisine – enfin, les habitants de l’endroit s’alimentaient tout de même – ainsi que des outils aux formes variées. On aurait dit que ces tas étaient des dépotoirs, des débarras créés ça et là au fur et à mesure que les habitants s’étaient délestés des objets superflus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ils avancèrent donc dans cette cité. Bien que la pluie ne tombât plus, les myriades de gouttes qui coulaient des centaines de passerelles au-dessus de leur tête donnaient le même résultat. La progression n’en était que plus difficile. Les vêtements étaient lourds d’eau et collaient à la peau. Les sacs aussi étaient alourdis et l’ambiance au sein du petit groupe n’était pas au beau fixe. Nos quatre courageux avançaient maintenant avec peine, dans le plus grand silence. Silence uniquement perturbé par le son des gouttes qui tombaient continuellement en larges flaques au sol.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Toujours pas de bruits d’animaux. Toujours une chaleur moite. Toujours la monotonie des immenses flèches d’un blanc aveuglant, serrées, écrasantes de hauteur mais tristement identiques à quelques différences près.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Méthodiques, ils essayaient d’avancer dans une direction fixe. Disons qu’ils essayaient car la chose n’était pas rendu aisée à cause de la disposition chaotique des tours. On pensait faire le tour d’un bâtiment pour poursuivre tout droit, on marchait et puis on reprenait sa progression avec l’impression curieuse d’être revenu à son point de départ ou d’avoir bifurqué complètement. Tout cela sans points de repères géographiques pour le confirmer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ce fût au bout de plusieurs heures d’une progression malaisée et angoissante qu’ils la virent. Impossible de douter qu’ils avaient trouvé là le cœur de la cité. Au milieu de cet enchevêtrement d’ivoire, elle était là. Elle semblait plus étroite que les autres. De l’extérieur elle était déjà oppressante. La crainte se saisit des quatre aventuriers devant ce qu’ils appelleraient plus tard la Tour Ecarlate. Car c’était cela le plus dérangeant. Au milieu de cette cité d’un blanc laiteux et pur se dressait cette épine couleur de sang. D’un rouge profond, uniforme, parfait. Comme un cœur, comme un nerf douloureusement scintillant au milieu d’un corps pâle et sans vie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Sa vue faisait mal aux yeux. Elle aveuglait par contraste. Elle charriait un je-ne-sais-quoi de terrible mais en même temps d’incroyablement attirant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ils surent. Ils surent qu’ils devaient monter. Qu’ils devaient atteindre le sommet de cette tour et pas d’une autre. Ils surent que la clé était là. Il fallait surmonter toutes les appréhensions que la Tour Ecarlate leur inspirait. La vérité était là. Si proche et pourtant si loin… Car on ne pouvait distinguer du sol le sommet de l’aiguille. Elle semblait se perdre dans le ciel. Monter indéfiniment comme un défi aux prétentieux mortels qui oseraient envisager son ascension. Et pourtant, nulle porte n’en interdisait l’accès.<br />
Ils échangèrent un regard.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Juan passa la porte d’un pas décidé, suivi peu après par ses compagnons. Leur visage n’était plus qu’un masque de froide détermination. Peu importe ce qu’ils trouveraient là haut, ils y iraient ensemble. Et ils y allèrent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">A l’intérieur, peu de place. Dix mètres carrés au sol des murs d’un rouge sang intense et un escalier en colimaçon extrêmement resserré. Cet escalier était inquiétant. La rambarde était noire et forgée dans une sorte de métal inconnu. Chaude au toucher, d’un noir profond et mat, elle s’enroulait à peine à plus de cinquante centimètres au-dessus des marches, de sorte qu’il était extrêmement pénible de s’y appuyer. On devrait avancer courbé en prenant garde de ne passer au-dessus, sans quoi la chute serait… terrible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">L’escalier se tortillait dans la tour de façon vertigineuse. En le regardant d’en bas, on ne voyait qu’une spirale infinie faiblement éclairée par quelques trous dans les parois. L’air était curieusement électrique et avait une odeur presque écœurante. Un parfum inconnu, entêtant, lourd. De ces parfums qui s’accrochent aux vêtements et dont on a la sensation qu’ils ne vous quitteront plus jamais les narines.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">L’ascension commença. Au début, les quatre compères avançaient à bonne allure.  Ils se sentaient forts et leur fierté de découvreurs les poussait à se lancer vers l’inconnu avec détermination. Ils étaient des marins, des hommes, des mâles décidés et aguerris qui ne reculeraient certainement pas devant  une cité inconnue, érigée par une civilisation aux moyens visiblement titanesques dans une région en dehors de toutes les cartes. Hum. Non, certainement pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Cependant, ils avaient faim, l’endroit était sombre, bizarre, ces maudits escaliers semblaient s’étirer sans fin. Ils étaient trempés, fatigués… et seulement quatre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Et ces murs écarlates, cette foutue rambarde taillée pour des nains et l’altitude vertigineuse à laquelle ils étaient maintenant. Et cette ambiance oppressante, le bruit de leurs pas se répercutant dans tout le bâtiment, cette odeur qui vous écrasait le crâne de l’intérieur. Et puis l’effort physique qui se prolongeait sans un mot échangé. Les mollets qui brulaient, les cuisses au supplice, les pieds endoloris. Une montée sans fin. Le dos qui tirait, les yeux qui s’alourdissaient, les membres qui devenaient plus gourds. Une montée sans fin. James qui fermait la marche interrompit son ascension pour souffler un peu. Il fit signe aux autres qui le regardaient de continuer sans lui. Qu’il les attendrait ici.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Encore et toujours des pas mesurés, réguliers. Des centaines, des milliers de contractions musculaires, des milliers de respirations qui se faisaient sifflantes. La soif. Ce fut au tour d’Edson, le chirurgien. Plus habitué à courir dans les bibliothèques que dans les expéditions d’abandonner.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ne restaient plus que Juan er Fred. Ils gémissaient maintenant de plus en plus souvent. Les pas se faisaient lents, si lents. Ils avaient l’impression de faire du sur-place. Cette odeur ! Révoltante maintenant qu’elle s’intensifiait encore.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Les murs se couvraient maintenant de signes étranges. Mi-humaines, mi-animales étaient les silhouettes qui montaient en même temps qu’eux vers les hauteurs. Des ombres noirâtres sur le fond rouge des murs. Des silhouettes torturées, qui devenaient presque floues, confuses.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ces graffitis instillaient le doute et la peur dans le cœur de nos deux arpenteurs. Ils éveillaient des questions inquiétantes dans leurs esprits. Cette tour avait-elle réellement un sommet ? Où menait-elle ? Qui l’avait bâtie et pourquoi ? Où étaient-ils ? Que trouveraient-ils en haut ? Etait-ce le chemin du paradis ? Les dessins ne semblaient pas confirmer cette hypothèse. Etait-ce humain ? Etait-ce vivant ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Leur marche était depuis longtemps devenue automatique, inconsciente, mécanique. Ils ne voyaient plus leur environnement et étaient uniquement obnubilés par leurs questions et par des visions torturées, complexes, changeantes. Et Cette Odeur, CETTE ODEUR !! cette odeur…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Sans même s’en rendre compte, ils arrivèrent à une sorte de palier. Pas de charpente visible, mais plus que le dessin de l’escalier sur le mur. Devant eux, ils ne firent que deviner une sorte d’autel du même métal que celui de la rambarde. Et ils comprirent à travers les brumes de leur conscience qui s’effondrait finalement, l’origine de l’odeur. De la bouche d’une sorte d’idole affreuse s’échappait un nuage continu de gaz lourd et teinté de jaune soufré.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ils s’affalèrent l’un sur l’autre sans comprendre, en proie à des visions étranges…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;"><span style="color: #000000;">Quelle est cette cité ? Qui l&#8217;a construite ? Pourquoi est-elle ainsi aujourd&#8217;hui ? Toutes ces révélations dans le prochain épisode des Contes des amis d&#8217;Al.</span><br />
</span></p>
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		<title>Les contes des amis d&#8217;Al 3e épisode</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 19:56:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rahan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Contes des amis d'Al]]></category>
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		<category><![CDATA[fiction]]></category>
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		<description><![CDATA[Al revient ou plutôt poursuit son récit des aventures de Juan Feliz, pirate, capitaine du Damascus et découvreur d&#8217;une étrange citée suspendue abandonnée ou du moins déserte. Si vous avez raté le début de l&#8217;histoire vous pouvez vous reporter au premier et au second épisode. Et maintenant, replongeons nous dans les contes des amis d&#8217;Al&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 30px; margin-back: 20px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Al revient ou plutôt poursuit son récit des aventures de Juan Feliz, pirate, capitaine du Damascus et découvreur d&#8217;une étrange citée suspendue abandonnée ou du moins déserte. Si vous avez raté le début de l&#8217;histoire vous pouvez vous reporter <a title="amis d'al episode 1" href="http://www.recits-d-yves.fr/2009/04/les-contes-des-amis-dal-1er-episode/" target="_blank">au premier</a> et <a title="amis d'al episode 2" href="http://www.recits-d-yves.fr/2009/04/les-contes-des-amis-dal-2e-episode/" target="_blank">au second</a> épisode</span>. Et maintenant, replongeons nous dans les contes des amis d&#8217;Al&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-245"></span><span style="color: #808080;">Pas de porte ici. Juste des rideaux blancs, diaphanes. Et ces curieuses parois lisses, tellement lisses. Pas de blocs apparents. Pas de joints, pas de mortier. Comme si les tours avaient « poussées ». Comme si elles avaient été érigées d’une seule pièce, d’un seul tenant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Qui avait bien pu imaginer et créer une telle place ? Voilà qui dépassait de loin l’imagination de ces marins mi effrayés, mi subjugués par la pureté de l’endroit. On ne pouvait s’empêcher de lever les yeux au ciel, comme pour essayer d’en voir le faîte. Mais il était parfaitement impossible de percevoir où s’arrêtaient ces bâtiments. On aurait dit qu’ils se perdaient dans les nuages. Des nuages bas d’ailleurs et assez noirs à vrai dire. Ce qui était étonnant parce qu’on n’avait pas l’impression que le soleil ait brillé moins intensément. On sait le caractère imprévisible que peut avoir la météo sous les latitudes proches de l’équateur et la violence des pluies dans ces régions.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Le fait est que l’un des marins sentit la première goutte lui tomber sur le nez. Bientôt suivie par un véritable torrent de pluie. De ces grosses gouttes qui vous détrempent jusqu’à la moelle en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Les marins se regardèrent une seconde, puis ils se rendirent à l’évidence, il fallait se mettre à l’abri avant d’être totalement mouillés eux et leur paquetage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Le capitaine Juan s’engagea le premier dans le fût le plus proche, suivi de près par les hommes d’équipage. Ils se serrèrent dans une salle de peut être 20 mètres carrés, regardant le déluge s’abattre dehors sur la cité endormie. Ils entendaient les échos de la pluie se répercuter infiniment sur les toits, les passerelles et les murs de la cité. Puis, frissonnants, ils se retournèrent et virent la pièce.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Un sol blanc, pas de dalles mais des motifs géométriques hypnotiques sur toute la surface de la pièce. Aucun meuble, pas de bruit, pas de tableaux ni de tentures. Mais dans le fond, un vaste escalier en visse s’élevait jusqu’au plafond et dans les hauteurs de la tour.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ils se décidèrent tous, dans un regard. Juan, toujours en tête de la file s’approcha de la volée de marches. Les marches d’ailleurs, étaient faites d’un matériau qui lui était inconnu. Pas du bois, pas vraiment de la pierre. Comme de l’ivoire peut être, mais sans être exactement de cette teinte un peu jaunâtre qu’aurais dû avoir cette matière après des années de contact avec l’air.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Lorsqu’il posa son pied sur la première marche, il s’attendait à une sorte de grincement, de craquement quelconque mais rien ne vint. Il s’élança alors, suivi de son équipe. Ils avançaient d’un pas mal assuré, s’arrêtant à chaque étage à la recherche… de quoi d’ailleurs ? Ils étaient si stupéfaits et tendus qu’ils avançaient réellement sans but précis en tête. Juste une sorte de fascination qui exigeait d’être satisfaite.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Les salles se ressemblaient toutes, immaculées, toutes habillées au sol de ces curieux dessins répétitifs et complexes. Pas le moindre meuble pourtant, ni aucune trace de vie, de feu, d’aliments ou d’objets usuels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ils montaient ainsi quand ils arrivèrent au premier « carrefour ». Ils se trouvaient dans une sorte de plateforme couverte par la suite de la tour, mais qui s’ouvrait sur trois arches dans des directions différentes. Sous chaque arche se lançait dans le vide une passerelle de bois surmontée de deux cordes qui servaient de rambardes. Chaque passerelle allait se fixer dans une autre tour quelques dix à vingt mètres plus loin. Ils se rendirent compte à cette occasion que la pluie avait cessée. Comme si elle s’était déclenchée à dessin, les poussant à pénétrer dans les bâtiments.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ils virent également qu’ils se trouvaient maintenant à au moins trente mètres du sol. L’un des marins mit un pied sur l’une des passerelles, leva les yeux et poussa un juron d’admiration presque murmuré. Il appela ses compagnons à venir voir au dehors.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Juan s’approcha et ne pu réprimer lui aussi une épithète colorée devant le spectacle qui s’étendait devant ses yeux. A perte de vue et s’élançant visiblement au-delà des nuages, un maillage incroyablement étroit de passerelles identiques à celles qu’ils voyaient là se déployait entre une quantité étourdissante de tours et tourelles attachées aux fûts principaux. Il s’agissait d’un véritable réseau routier qui menait visiblement aux quatre coins d’une ville qu’ils devinaient titanesque. Juan se signait rapidement d’un signe de croix sur la poitrine (il est vrai que c’était une vision à vous donner de la religion) tandis que les marins se pressaient avec lui pour voir. Il se trouvait pressé d’avancer vers le milieu de la passerelle tandis que les hommes  étaient de plus en plus nombreux sur l’agrégat de planches. Tout à coup, un sinistre craquement les rappela à la raison. La passerelle se révoltait visiblement contre ce traitement de masse et faisait entendre des signes de faiblesse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Rappelons-nous qu’ils se trouvaient à cet instant à quelques trente mètres au-dessus du sol. Le genre de chute dont on ne se remet pas facilement. Fort heureusement, les marins étaient habitués à réagir promptement en situation de danger et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire ils avaient rejoint l’abri opportun qu’offrait la tour.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Cependant, cet incident ajouté à la bizarrerie de la découverte et à l’ambiance étrange qui se dégageait du lieu ne rassurait personne. Bien au contraire. Il se chuchotait dans l’assistance des messages de prudence quand ce n’était pas de fuite pure et simple.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">« Après tout, c’est pas naturel comme endroit ». « On a rien à y faire ». « C’est hanté, j’ai l’impression de sentir un main sur mon épaule ». « C’est normal, c‘est la mienne ». « Imbécile ». « Ta gueule ». « Barrons-nous d’ici et vite ». « C’est maudit ici ou j’m’y connaît pas ». « J’préférais la tempête, au moins on sait où on va avec les tempêtes »…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Juan décida de prendre les devants : « Écoutez-moi bien bande de lâches. Que ceux qui veulent connaître le fin mot de l’histoire m’accompagnent. Je sens d’ici les richesses amoncelées au sommet de ces tours étranges. Les autres, qu’ils aillent au Diable. Retournez au navire et préparez notre retour. Les avaries sont nombreuses et je ne retiens pas les charpentiers en herbe ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ainsi parla Juan. Ainsi fit la majorité de l’équipage. Nombreux furent ceux qui ne se voyaient pas une âme de découvreurs et qui préféraient retourner s’occuper de ce qu’ils connaissaient. Pour tout dire, ils ne restèrent que quatre. Le capitaine Juan évidemment, Edson le chirurgien et James et Fred, deux jeunes marins au cœur bien accroché et à la fidélité sans faille à leur capitaine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">« Bien. Mes amis, dis Juan, nous tirerons cela au clair et nous trouverons où les habitants de cette étrange cité rangeaient leurs pacotilles. Au Diable les trouillards et vive les audacieux, si peu nombreux soient-ils…  Commençons donc par trouver le cœur de cette ville.»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;"><span style="color: #000000;">Dans le prochain épisode, Juan et ses compères pénétrerons au coeur même du mystère de la cité suspendue. Vous serez là ?</span><br />
</span></p>
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		<title>Génial</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Apr 2009 16:34:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rahan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà un truc génial que vous pourrez trouver à la page à propos de ce blog. Mais je trouve ça tellement excellent que j&#8217;en fais un billet. Vous allez voir, c&#8217;est très simple à utiliser : vous n&#8217;avez qu&#8217;à vous servir des petites flèches en bas à droite de la fenêtre pour avancer ou reculer [...]]]></description>
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<p style="text-align: justify;">Voilà un truc génial que vous pourrez trouver à <a title="A propos" href="http://www.recits-d-yves.fr/entative/" target="_blank">la page à propos</a> de ce blog. Mais je trouve ça tellement excellent que j&#8217;en fais un billet.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous allez voir, c&#8217;est très simple à utiliser : vous n&#8217;avez qu&#8217;à vous servir des petites flèches en bas à droite de la fenêtre pour avancer ou reculer dans la présentation. Une fois fini, vous pouvez double cliquer sur le fond pour recommencer la présentation du début.</p>
<p><code></code></p>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;en pensez-vous ? Ça vous paraît clair ? Moi j&#8217;adore <img src='http://www.recits-d-yves.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Les contes des amis d&#8217;Al 2e épisode</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2009 21:15:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rahan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mes amis, revoici Al le conteur aux mille histoires. Lorsque nous l&#8217;avons laissé la dernière fois, il nous parlait de ce que son défunt ami Juan, pirate et explorateur de son état avait découvert aux confins du monde connu après une longue traversée. Lui et son équipage venait de prendre pied sur une terre inconnue [...]]]></description>
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;">Mes amis, revoici Al le conteur aux mille histoires. Lorsque nous l&#8217;avons laissé <a title="amis d'al 1" href="http://www.recits-d-yves.fr/2009/04/les-contes-des-amis-dal-1er-episode/" target="_blank">la dernière fois</a>, il nous parlait de ce que son défunt ami Juan, pirate et explorateur de son état avait découvert aux confins du monde connu après une longue traversée. Lui et son équipage venait de prendre pied sur une terre inconnue après avoir essuyé une violente tempête&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-215"></span><span style="color: #808080;">A ce moment, Al prit un moment, pour jauger l’attention de son public.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Il s’arrêta, prit une profonde inspiration, se pencha et se saisit d’une bouteille posée à ses pieds. Il en but une grande lampée avant d’exprimer sa satisfaction avec un bruit somme toute peu amen.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Du coin de l’œil, il observait la petite salle éclairée à la lumière dansante des bougies posées au sol et sur les tables. Les auditeurs avaient poussé les tables et se tenaient serrés les uns contre les autres. Ils formaient un vaste demi cercle, les enfants devant qui le regardaient le menton dans les mains, puis les femmes assises avec leurs grandes jupes étalées autour d’elles et enfin les hommes qui le fixaient tous avec la même attention. Pas un ne s’autorisait un toussotement, de peur de rompre le charme qui s’était installé ici.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Satisfait, Al, reposa sa bouteille dans un bruit mat, se releva, se retourna à nouveau face au feu, se saisit d’un brandon dans l’âtre, puis il se retourna d’un coup. Avec une vivacité impressionnante pour un homme de son âge d&#8217;ailleurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Il tenait dans sa main le bâton rougeoyant qui éclairait son visage par en-dessous. Puis sa voix s’éleva de nouveau. Mais cette fois-ci, elle avait une inflexion différente. Il les regardait avec un élan de tristesse dans la voix. Il murmurait presque. Mais ce murmure avait pourtant la force de mille cris. Ses yeux étrécis et sa bouche presque tremblante, son visage plein des ombres que le tison creusait plutôt qu’il ne les remplissait, ses épaules maintenant tombantes, tout en lui traduisait le drame de la situation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">« Oui ils explorèrent cette terre inconnue. Oui ils virent des choses qu’aucun européen n’avait vues avant eux. Mais ce qu’ils virent mes amis, oh ce qu’ils virent dépasse de beaucoup l’entendement humain. Ils ne pouvaient s’attendre à voir ce qu’ils rencontrèrent là-bas. Personne n’aurait pu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ils découvrirent ce qui nous attend tous – la voix d’Al, toujours dans des tons dramatiques devenait de plus en plus forte – ils découvrirent le vrai sens du mot décadence mes amis. Ils trouvèrent dans cette terre inconnue les vestiges d’une civilisation aujourd’hui disparue. Cette découverte fut matérialisée par ce qu’aucun homme ne pourrait réaliser aujourd’hui… une cité. Pas une cité « normale ». Pas un rassemblement de maisons, de palais, de temples non. Non, ce que trouvèrent nos marins, c’était une – il hurla ses derniers mots &#8211; UNE VILLE SUSPENDUE ! Parfaitement !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">J’en vois qui sourient, mais vous et moi, pauvres simples d’esprits que nous sommes ne pouvons envisager l’exacte réalité de ce lieu. Essayons pourtant. Des tours, innombrables, resserrées à leur base, mais qui s’éloignaient en même temps qu’elles s’élevaient dans les cieux. Des tours d’ivoire, d’un blanc aveuglant dans le soleil de ces contrées équatoriales. Des tours aux parois lisses comme le dos de la main, percées de multiples fenêtres et passages. Oui des passages qui les reliaient entre elles par des ponts de singes, des ponts suspendues eux aussi.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">A des dizaines, des centaines de mètres au-dessus du sol, ces légères passerelles se balançaient dans le vent comme si elles avaient encore été utilisées quelques minutes plus tôt. Mais dans l’air de cette étrange cité planait un air qui n’avait plus été respiré depuis longtemps. L’atmosphère était lourde, comme en attente d’un acte, d’un mot. Voilà l’expression exacte : le temps, à l’image de la cité, de ses passerelles, de ses fenêtres, était en suspens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Pas un bruit hormis les crissements des attaches de corde des passerelles qui ondulaient dans la brise et le claquement soyeux de rideaux qui sortaient par quelques fenêtres. Pas un animal aux abords du site. Pas un oiseau ni même un insecte. Rien. Et pourtant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">On sentait comme un regard posé dans son dos. Qui s’évanouissait lorsque l’on se retournait. On croyait voir bouger, à l’extrémité de son champ de vision, mais on ne voyait que ces murs arrondis et laiteux. Là, un visage ! Non juste une ombre mouvante. Tu entends ? Une voix d’enfant ? Non le vent dans les arbres à la lisière de cette forêt de tours immaculées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Les marins en seraient devenus fous si Juan, leur capitaine n’avait brisé le silence d’une voix étranglée.<br />
« Allons les gars, on est des explorateurs ? Alors allons explorer »…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Que pourraient-ils bien trouver dans cette &laquo;&nbsp;cité fantôme&nbsp;&raquo;. Nous le saurons bientôt. Pour l&#8217;instant, respirons avec eux le parfum de mystère qu&#8217;exhale ce lieu étrange.<br />
</span></p>
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		<title>Les Contes des amis d&#8217;Al 1er épisode</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Apr 2009 22:27:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rahan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Contes des amis d'Al]]></category>
		<category><![CDATA[Productions perso]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[curiosité]]></category>
		<category><![CDATA[écrit]]></category>
		<category><![CDATA[fiction]]></category>
		<category><![CDATA[inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais pas vous, mais moi j’ai toujours rêvé de savoir ce que pouvaient ressentir les premiers découvreurs des amériques. Que peut-on ressentir après deux ou trois mois de traversée à ne contempler que le ciel qui bleuoie et la mer qui merdoie et quand enfin, un matin, la vigie de quart ose s’écrier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 30px; margin-back: 20px;">
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<p style="text-align: justify;"><!--[endif]--><span style="color: #000000;">Je ne sais pas vous, mais moi j’ai toujours rêvé de savoir ce que pouvaient ressentir les premiers découvreurs des amériques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Que peut-on ressentir après deux ou trois mois de traversée à ne contempler que le ciel qui bleuoie et la mer qui merdoie et quand enfin, un matin, la vigie de quart ose s’écrier « Terre ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et ensuite, lorsque les marins débarquent dans un monde inconnu… Et ben tiens, on va imaginer qu’ils sont là et on va s’entamer une nouvelle rubrique. Voici donc les Contes des amis d’Al.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span id="more-175"></span></span><span style="color: #808080;"><span style="color: #808080;">Al</span>, le conteur aux mille histoires s’approcha de la grande cheminée autour de laquelle tout le petit village était agglutiné. On savait qu’avec Al, les veillées étaient toujours merveilleuses et qu’on irait se coucher des étoiles plein les yeux et des envies de vivre d’autres vies plein le cœur. C’est d’ailleurs pour cela qu’Al était très apprécié. On peut même dire que ce soir là, ils étaient tous, dans cette grande salle, les amis d’Al… Il leur était arrivé de vouloir faire ça en plein air dans la forêt, mais ils attrapaient vite froid au milieu de cette végétation. Quand à faire ça dans les gorges, il y avait trop d’écho.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Bref, Al s’approcha de l’âtre et fit face au foyer un long moment. Il faisait mine de se chauffer les mains au dessus des flammes qui dansaient joyeusement dans la cheminée, mais en réalité, il attendait comme de coutume que tous aient fini de bruisser d’impatience dans son dos et fassent enfin silence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Lorsqu’il les su tout à fait prêts à l’écouter, il se retourna lentement. Il étendit les mains devant lui et entama d’une voix tonitruante qui fit sursauter l’assistance :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">« Mes chers amis, qui êtes venus ce soir exposer vos âmes aux affres de l’imaginaire, oyez donc l’histoire édifiante du marin, explorateur et aventurier Juan Antonio Filomeno de la Cruz que se Toca. Appelé par ses marins Juan Feliz. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Il avait lancé cette première phrase d’une traite. Saisissant ainsi son auditoire et le captivant immédiatement. Son regard balaya la salle une première fois, puis une seconde. Les yeux étaient rivés sur lui. Les respirations suspendues. Chacun attendait la suite du récit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Et celle-ci vint immédiatement. Toujours de sa voix de stentor qui semblait emplir toute la pièce, il poursuivit :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">« Voici, mes bons amis le récit que me fit mon ami Juan alors qu’il était à l’agonie il y a de cela bien des années. Il fut emporté par une fièvre mystérieuse contractée sous des cieux lointains et bien différents des nôtres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Il serait peut être bon de préciser que notre homme était de ces marins aux idéaux particuliers que l’on qualifie aujourd’hui péjorativement de pirates, encore que l’appellation ne fut pas tout à fait conforme à l&#8217;image que l&#8217;on s&#8217;en fait aujourd&#8217;hui, car à l’époque, le nouveau monde était à peine découvert.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Quoi qu’il en soit, il se trouva confronté un jour à une tempête terrible. Alors que son bateau le Damascus voguait librement vers sa destination, les vents se levèrent brusquement et firent claquer bruyamment les voiles. Les bout’ grinçaient, le bois de la coque mugissait tandis que la mer se creusait de plus en plus. Les déferlantes se faisaient immenses, le bateau manquait être englouti à chaque instant et le fier bâtiment était maintenant balloté comme un fétu de paille par les eaux en furie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">L’équipage était bringuebalé d’un bord à l’autre et des vagues particulièrement violentes, balayant le pont, emmenaient parfois un marin éperdu. La lutte pour la survie dura des heures, des jours même semblait-il et les hommes étaient à bout de force lorsque l’ire des éléments se calma enfin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">On parle souvent du calme AVANT la tempête, mais c’est là négliger le calme d’après. Le bateau était lessivé, les marins étaient fourbus et malheureux en constatant les pertes. Cependant, chacun retourna à son poste et l’on tenta de réparer les dégâts autant que faire se pouvait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Alors que l’équipage se réorganisait, l’un des gabiers (ceux des marins qui sont les plus agiles et qui grimpent dans les voiles et les cordages) se retourna et hurla à la surprise générale « Terre terre !! ». Chacun accourait pour essayer de voir. Les marins passaient presque par-dessus bord pour tenter d’apercevoir ce qu’ils pensaient être peut être un quelconque ilot rocheux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Mais leurs yeux s’écarquillèrent. Devant eux s’étendait une vaste langue de terre qui occupait une bonne partie de l’horizon. Ils firent en hâte les préparatifs nécessaires à un débarquement rapide et partirent aussi vite que possible vers ce monde nouveau qui s’offrait à eux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">Ils arrivèrent enfin à terre, les yeux émerveillés, tournant la tête de tous côtés. Dans quel monde étaient-ils ? Tout paraissait étranger. A cause des longs mois sans voir la terre ? Sans doute mais pas uniquement. Le sable était si blanc et fin qu’il paraissait transparent, immatériel. Les arbres étaient étonnamment hauts, les fleurs si colorées et dans des teintes ignorées jusqu’alors. Toute la végétation semblait frappée de gigantisme et de magnificence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">La nature était luxuriante et les animaux poussaient des cris parfois risibles… et parfois inquiétants, tout en restant introuvables.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;">La première nuit fut passée à boire et chanter la chance inouïe qui avait été la leur. Puis le lendemain, les explorations commencèrent…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;"><span style="color: #000000;">Et maintenant, laissons à Al le temps de boire un coup et demandons nous ce que nous verrons ensuite. Civilisation inconnue ? Malédiction ou maladie incurrable ? Sort pire que la mort ? Peut  être, mais surtout la découverte d&#8217;une cité suspendue&#8230; C&#8217;est ce que nous verrons dans le prochain épisode des Contes des amis d&#8217;Al.</span><br />
</span></p>
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