La véritable histoire de la bibliothèque d’Alexandrie : épisode 1

The great library of Alexandria

The great library of Alexandria

La connaissance est un bien cher. Il est même aujourd’hui la ou du moins l’une des clés du pouvoir. Pour autant, je doute que cela soit une nouveauté. J’ai même entendu parler d’une histoire, une vieille histoire à dormir assis-couché, qui parle d’une époque étonnante où l’ensemble des connaissances du monde étaient concentrées en un seul endroit. On a coutume de la représenter comme une vaste bibliothèque et de la situer dans une prospère ville d’Égypte…

Laissez moi vous conter la véritable histoire de la Bibliothèque d’Alexandrie (rien que ça).

Je me permets une aparté pour vous signaler, chers lecteurs, qu’il s’agit ici, de ce que les artistes qui dessinent nomment un crobard, une étude quoi. J’entraîne mon imagination faiblarde en vous soumettant quelques éléments d’un vaste travail , qui me demandera sans doute, tel que je l’imagine aujourd’hui, des années. Sans déconner, c’est touffu ce que j’ai en tête (mais c’est pas cochon pour autant !) mais une fois terminé, j’ose espérer que ça aura un peu de gueule :-) Quoi qu’il en soit, je vous soumet humblement quelques morceaux de bouts de mon histoire sur ce blog, en espérant que vous ne désertiez pas tous en même temps ^^ A propos, vous avez lu ça ? C’est de que tout est parti et c’était déjà pour vous que je l’avais gratté… Hum, bon je reprends :

Il semble tout d’abord important de situer quelques un ou deux points historiquement archi-fumeux, mais « romanesquement » intéressants, je trouve. Tout d’abord, sachons une chose : la démocratie n’est pas arrivée en Grèce comme une envie de vidanger. Que non point.

Vous n’êtes pas sans savoir que – et c’est là que ça devient fumeux – une bandes de gens vachement brillants avaient une sérieuse tendance, à une époque, à développer sciences et culture à un rythme effréné, alors même que partout ailleurs dans le monde, on en était encore à faire tourner les coutelas pour savoir où aller. Disons que, pour faire bien, il n’aurait manqué à ces gens qu’un seule invention, celle du scaphandre autonome.

Sauf que les atlantes, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, avaient oublié d’être nœuds. Et ils avaient eu l’occasion – là on en est plus au fumeux, les premières étincelles apparaissent  – de développer une série d’outils qui leur avaient permis d’anticiper tout cela bien avant la catastrophe. Ils avaient donc fait le choix superbe autant qu’en deux étapes, de se choisir une petite terre d’accueil à diriger en sous main… la Grèce donc et de déplacer l’ensemble de leurs connaissances en un endroit à l’abri de la déferlante qu’ils voyaient venir.

Cela eu pour effets, d’une part d’amener les bergers grecques à parler politique autrement qu’à coups de bâton et d’autre part de leur donner l’idée saugrenue bien qu’anachronique de créer un genre d’endroit vaste et sec pour entreposer de millions de rouleaux, parchemins, papyrus etc., bref d’engranger des tonnes de supports pleins de connaissances, sans même se demander d’où ça venait. Et par dessus le marché, ils se sont mis à inciter les penseurs de Rodin et d’ailleurs, à apporter des réflexions à eux pour venir grossir la réserve, sous le prétexte fallacieux de créer un temple dédié au savoir humain, un lieu d’échange intellectuel et patati et patata.

On aurait pu en rester là, si quelques mystiques aliénés n’avaient considéré que mettre l’ensemble du savoir humain dans les mains d’un seul et même peuple, c’était pas juste, voire pas naturel. Et même à ce moment là, ça n’aurait pas franchement changé le schmilblick, si les mystiques aliénés en question n’avaient pas été un tantinet pyromanes…

Sauf que…

Je trouve que « sauf que » est un excellent ressort narratif. Même si un brin prétentieux puisqu’on s’imagine fièrement avoir réussi à capter l’attention du lecteur de telle sorte que quand on pose ce fameux « sauf que », il se met à transpirer abondamment et déglutit bruyamment avant de tourner sa page (sur un blog ça vaut pas merde !).

Sauf que – disais-je avant d’être grossièrement interrompu par moi même (cette phrase est un héritage familial, merci de respecter), les atlantes, au cas où je ne l’aurai pas précisé, avaient oublié d’être nœuds.  Et via un puissant réseau d’espions surentraînés, ils eurent connaissance de la machination en voie d’ourdissement (oui, une machination, ça s’ourdit) et purent prendre de nouveau les mesures adéquats. Ils décidèrent alors de mettre les précieux volumes contenant la sagesse de l’humanité en lieux sûrs. En un endroit où la quintessence du savoir du monde serait enfin à l’abri des jalousies et des aliénés mystiques de tous poils…

Mais ceci est une histoire en court de développement :-) Et donc à suivre ^^ Euh… vous dormez ?

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