On a souvent tendance, ai-je remarqué, à se laisser baffrer le neurone par des ennuis pourris et pire, par des obstacles auto-imposés. C’est con ! Ben oui c’est stupide parce qu’on pourrait en faire des choses en se prenant par la main. Sauf que notre petit cerveau se complaît à nous mettre des bâtons dans les trous.
Par exemple, imaginez une planche de 10 centimètres de large posée à terre. Pas de souci pour marcher dessus. Maintenant, la même planche à trente mètres d’un sol hérissé de cailloux. Y’a pas de raison de s’inquiéter, c’est la même planche. Et pourtant, notre cerveau nous hurle qu’on va se péter la binette en crapahutant dessus en hauteur. Fou non ?
Alors comme ça, on s’autorise pas à rêver de faire des trucs fous ? On s’autorise plus à ressortir du placard nos vieux rêves d’enfants ? Ben moi j’ai été élevé à coups de Tolkien, de fantasy, de Conan (oui le gouverneur), de Willow… Et j’ai toujours eu envie de faire des jolies histoires avec tout ça. Peut être que vous aussi, alors voilà de quoi nous encourager.
Imagine un peu pour voir ce qu’il se passe dans nos forêts, dans nos esprits, dans nos rêves.
Qu’y a-t-il de profondément enfouis sous la couche de tracas et de virtuel qui nous obnubile ?
Quels sombres complots s’ourdissent ? Quelles nobles quêtes s’organisent ? Quelles tortueuses personnalités ? Quelles lumineuses idées ?
Si tu ne sais pas les dessiner, alors écris-les. Rêve et fait rêver.
Inonde le monde de la lumière de tes pensées. Fais rayonner ton soleil intérieur. Réchauffe les enfants engourdis, apeurés, bâillonnés en chacun de nous.
Il est temps maintenant de vivre pour être heureux car, on doit être heureux pour bien vivre.
Laisse aux dragons trop longtemps tapis dans ton esprit, le bonheur de redéployer leurs ailes pour s’élancer dans le ciel au soleil du couchant.
Fait ressentir la lumière qui se reflète sur les écailles d’argent qui tapissent leur dos. Fait parler les kobolds et lutins cachés facétieusement derrière les vieilles souches des forêts millénaires.
Qui nage ce soir dans l’onde pure de la Rivière Glacée ? Qui chante une mélopée mélancolique aux arbres qui abaissent leurs branches pour mieux écouter ? Quels sont les mille et un tours pendables que préparent les habitants de la sylve ? Que ressent celui qui s’aventure seul à la nuit tombée à l’orée du bois ?
Pourquoi les nœuds qui parsèment le tronc de ce chêne lui donnent-ils un air si humain ? Malédiction ? Présent ? Fantasme ? Hommage ?
Pourquoi ne va-t-on jamais dans cette grotte à part à la plein lune ?
Pourquoi la lune est-elle si rouge ce soir (beaucoup de sang aurait-il coulé cette nuit…) ?
Qui est cet homme si bien habillé que l’on voit souvent déambuler sur la lande les soirs de brouillard ? Et pourquoi siffle-t-il toujours cet air étrange ?
Ca vous inspire ? La liberté est au coin du commentaire ne l’oubliez pas














2 commentaires
ET ben c’est pas faux tout ça. Je me reconnais bien la dedans.
tu devrais essayer la lecture de Byron et Lord Dunsany, ça devrait te plaire.
toutes les autres sources citées sont excellentes (forcement ^^)et ont très bien imprégnées ton imaginaire.
mais tu as oublié les brumes :
dans la beauté du soleil perçant délicatement le feuillage du sous bois où tu marches, enchanté par cette ambiance douce et relaxante, et même revigorante, tu te laisses aller à marcher sans plus faire attention au chemin, et les instants passant, l’obscurité gagnant sur la lumière, tu sors de cet état de grâce. pris de frisson tu te rends compte que c’est la brume qui vient te tenir compagnie maintenant. il t’as fallu un moment pour t’en rendre compte. au début tu avais simplement un peu plus froid, l’humidité se faufilant au ras du sol autour de tes pieds puis de tes jambes. mais voilà que la brume envahie tout. alors tu décides de rejoindre ton campement dans la jolie clairière trouvée plus tôt où toi et camarades avez installé votre tente plus tôt cette après-midi. La brume s’effiloche autour des troncs d’arbres,formant des formes fantasmagoriques telles que tu n’en avais plus imaginé depuis ton plus jeune âge. la brume étouffant presque tous les sons, sinon ton souffle rauque, anesthésiant toute sensation, sinon cette persistante impression d’une présence proche, toute proche, t’encercle inexorablement. et tu voudrais courir, mais par où aller? et si cela t’éloigne de ton but et de la présence rassurante de tes compagnons? et si cela te rapproche de l’être qui est tout près, tu en est sûr! comment lui échapper? tu sens la panique arriver. tu perds ton bon sens dont tu étais si fier et tu cours, tu cours comme si toutes les créatures surnaturelles en avaient après toi. tu cours un temps infini. et éreinté tu t’arrêtes et t’appuies contre un arbre. tu te laisse glisser à son pied trop fatigué maintenant pour croire en tes chances de salut.tu te sens noyé dans la masse compacte de brouillard.mais ton coeur ralenti après l’effort de la course et rien ne se passe. alors tu te concentres sur ta respiration, essayant de te calmer, te rassurant en imaginant le repas qui surement t’attend au campement, quand , tu crois, oui, tu es sûre un son filtre dans le coton ambiant, prenant de l’ampleur, aigüe, devenant déchirant, douloureux! et là, brutalement le son s’arrête et tu te sens attrapé, secoué. Hurlant, tu te réveilles. Tes compagnons autour de toi, le visage mangé d’inquiétude, et de ressentiment te serrent dans leur bras et te reprochent dans le même temps les heures pendant lesquelles ils t’ont cherchés, sûrs que tu t’étais égaré, utilisant leur sifflets pour ne pas se perdre eux même. et te voilà. paisiblement assoupie au pied d’un arbre alors qu’eux ont courus toute la nuit!
fait de bo reves mon ange