On a trop souvent tendance à mettre les voleurs au banc de la société. On les imagine en cavale, reclus, inquiets, tendus et aux abois. Ou alors vachement bien coiffés, en train de jouer au casino en attendant leur prochain coup d’envergure.
Mais n’oublions pas que de tous temps, il a existé des voleurs qui vivaient dans des quartiers « réservés ». Faubourgs et cours des miracles abritaient tout un monde de tire-laines, d’escamoteurs et de monte-en-l’air qui vivaient en bonne intelligence.
A l’époque, le voleur ne vit pas forcément seul reclu et méprisé. Il a des indics, des receleurs pour écouler le fruit de ses rapines. des mandataires habituels et souvent il a ses petites habitudes dans l’une ou l’autre taverne du coin…
Il peut même jouir d’une certaine notoriété dans son quartier.
Par exemple, on apprécie les bons fils qui savent prendre soin de leur maman. On saura reconnaître le mérite de celui qui saura assurer la subsistance de sa vieille mère. Mais attention aux jalousies.
Certaines accepteraient mal que « Maman » ait plus qu’elles. Cela donne parfois des idées de délation à certaines envieuses. « Bonjour Monsieur l’agent, vous ne trouvez pas bizarre que cette vieille femme porte de si beaux vêtements alors qu’elle ne travaille plus avec son arthrose ? Que fait son fils déjà ? »
Mais en règle générale, le voleur de talent, pour peu qu’il respecte ses congénères, bénéficie dans son quartier d’une bonne réputation.
Cependant, attention de nouveau à la jalousie. Des autres voleurs par exemple. Il est parfois difficile pour un voleur, de s’entendre dire par sa propre mère que celui d’en face, lui au moins il respecte sa mère en lui offrant de jolis bijoux… quelle vie de con voleur en fait !













