Si j’étais capitaine…

Vous savez, on a parfois un élan nostalgique lorsque l’on fait le récit d’événements éloignés dans le temps, lorsque l’on parle de la belle époque.

On a les yeux dans le  vague, on parle de façon presque mécanique et on se laisse aller à la nostalgie. Ça pourrait donner ça si j’étais marin :

Les rêves arrivent et viennent les dérives de  l’esprit. Le cœur vagabonde et les fantasmes s’éveillent.

A la proue du navire, le vent fouette mon visage. Les embruns me trempent, mes yeux ne brûlent plus, j’ai l’habitude.

J’écarte les bras, ivre de bonheur. Je veux sauter de joie mais mes jambes n’ont pas le ressort attendu. Ma jambe droite est un pilon de chêne usé.

Je suis dans un monde sucré-salé, doux amer. On y joue sans cesse. Avec les mots, avec l’humour. La gravité n’a pas sa place. Ça fait trop mal d’être soucieux, triste, en colère. Le monde, lui, du moins un certain monde nous verrait bien tous tendus et tristes. Pressés et déjà dépassés.

Seulement on a la mélancolie pour les coups de mou plutôt que l’abandon à la violence.

Et le reste du temps, la joie, la douceur, le punch, l’énergie ou le crissement des cordes du hamac ou les odeurs qui flottent autour de l’assiette ou les couleurs du monde quand on est au-dessus et qu’on voit au loin.

Non vraiment, on a beau être malmenés, je crois qu’on est quand même pas fait pour être malheureux.

C’est tout ce que je voulais dire en tant que marin. Et vous ?

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1 commentaire

  1. Juliette
    Publié le 1 mai 2009 à 00:07 | Permalien

    Encore!

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