Voici une petite nouvelle humoristique que j’ai écrite il y a de cela un certain temps déjà mais qui me plaît assez. Ça donne à peu près ça :
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Paris 17eme… siècle.
« Fi monsieur !
Sachez que je ne saurais tolérer une telle outrecuidance plus longtemps ! A quatre pas d’ici je vous le fais savoir ! »
La vie de Francis de la Montaille ne tenait visiblement qu’à un fil. Il avait tout à fait conscience de la faiblesse de ses talents de bretteur, se souvenant des mots de son propre père qui lui disait déjà, étant petit : “ ton poignet est plus faible que celui d’une pucelle (oui l’éducation sexuelle se faisait très tôt à cette époque), tu ne ferais de mal à aucun adversaire digne de ce nom”.
Qu’il regrettait alors d’avoir traité, l’alcool aidant, ce Monsieur de la Joquette “d’impuissant pourceau versatile”. Il est vrai qu’à travers les brumes de l’ébriété, de la Joquette ressemblait énormément à “de la jaquette” (et à un pourceau ?), ce qui n’avait pas manqué de l’amuser. Mais de là à provoquer un duel, surtout dans son état… Non, vraiment, il était en fâcheuse posture.
Lui, revêtu d’une redingote d’humble marchand, mal taillée et déjà souillée des souvenirs d’autres beuveries nocturnes, avec à son côté une “épée”, cette tige de métal mal dégrossie et plus ébréchée encore que son esprit à ce moment, faisait pâle figure face à cet homme d’une trentaine d’années, paré de tous les attributs d’un libertin fier et ombrageux qu’il était : une perruque imposante et soigneusement poudrée, des vêtements tout cousus d’argent et de pierreries et une rapière à la garde volumineuse et outrageusement entremêlée d’or fin dans un motif représentant une scène de chasse des plus épiques.
C’est par ce motif que les yeux de notre ami étaient les plus impressionnés. Il se figurait déjà prendre la place du sanglier mis à mort sur l’instrument de son funeste châtiment. “Oh mon Dieu, ne pas penser à la mort” se dit-il dans un élan de lucidité. “voilà le genre de pensées qui attirent la faucheuse plus sûrement que le miel les abeilles”.
Mort, morsure, piqûre enflure, agonie… Son esprit se voilait et se portait sur des pensées de plus en plus néfastes.
C’est le bruit du fer prestement tiré du fourreau qui le dégrisa subitement. Les yeux clos, les bras bringuebalants, le jeune homme, à peine entré dans l’âge adulte – “17 ans s’il vous plaît” aurait-il fièrement clamé si sa mine triste et résignée ne traduisait funestement le fond de sa pensée, se préparant à son dernier voyage.
“Si ma mère me voyait”, “si Dieu me voyait”, “si mes… »
“Halte là Messieurs les noctambules”, “quelle est donc la raison de ce vacarme nuitamment provoqué ?”. La voix était forte, décidée, mûre, mais curieusement pas plus rassurante que cela pour Francis. Le guet !
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Voilà pour ce premier billet. La suite vient dans un second billet (ici) par souci de lisibilité. Qu’en pensez-vous ?














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Clap clap clap clap!!!!