Tout le monde sur la scène : un rêve d’artiste !

Ok, c’est une pub. Certains trouverons ça facile, putassier, lâche, moche, mercantile, au service d’une société capitaliste qui fait l’apologie de la surconsommation qui nous enterrera tous sous peu en déflorant l’une des plus belles conquêtes de l’homme à savoir la musique…

M Olympia

C'est beau !

Mais moi, j’aime l’idée (hors pub) qu’on puisse faire monter tout le monde sur une scène. A la manière de M par exemple ou d’autres artistes qui ouvrent leur sacro-saint pré carré au talent des autres. Quel pied, ceux qui se sont déjà produit en public le savent, que d’avoir affaire à une assemblée qui participe au spectacle que l’on propose.

Quel panardissime sensation que celle d’une salle qui applaudit en rythme, qui reprend une phrase en choeur et s’éclate à l’unisson (ceux qui sont déjà allé voir un bon concert le savent).

Alors moi, ça ne me fera pas acheter plus de téléphonie (surtout que T-mobile n’est pas distribué en France), mais ça m’a filé la pêche de voir ce petit film. Pas vous ?

L’histoire d’amour entre un homme et sa batterie (elle et moi)

Alors voilà, ma batterie (la photo en dessous là) c’est comme un morceau de moi vous le verrez dans la vidéo en fin d’article.

15.01.2010

- Comme le texte est long, je vous propose un petit intermède musical avec ces quelques minutes de ma batterie :

Batteryves1
Batteryves2
Batteryves3

J’ai commencé par la rêver. Une première moitié de ma vie, je l’ai imaginée. Elle serait belle, je pourrai en jouer quand je le voudrais. Je pourrais y passer des heures et je deviendrais le meilleur batteur du monde (ça m’a pris à 4 ans et ça a eu du mal à me lâcher ça !). Depuis j’ai compris l’absurdité de la chose, mais en tout cas, c’était bien là.

Je jouerais devant de milliers de personnes dans des salles immenses et tout le monde danserais sur mes rythmes.

En attendant, je faisait mes premières « gammes » assis sur un annuaire, et frappant sur un seau tendu de chatterton marron ! Que personne ne rie, c’était ça la batterie de mes rêves à l’époque. Depuis, je tape sur tout et n’importe quoi. Comme quoi, ça laisse des traces !

Je vous passe mon enfance bruyante allé, enfin, jusqu’à…

…13 ans, un événement allait bouleverser ma vie – une fois de plus. C’est fou le nombre de trucs qui vous bouleversent la vie quand on y réfléchit non ? – un déménagement. Dans une maison. Avec un garage :-D

Un beau matin ensoleillé de fin d’été, nous partîmes… trois, jusqu’à Lyon et son magasin de musique spécialisé en batteries et percus. Dans une poche, plus de billets que je n’en avait jamais vu : 4000 francs oui Monsieur (600 € les jeunes) !

Quelques heures après, nous revenions avec une sublime batterie rouge brillant Capelle, sa grosse caisse, ses trois tomes, sa caisse claire en acier ses accessoires ainsi qu’un charley et une ride (si vous avez des questions posez les en commentaires ^^).

Batterie 2

Je n’oublierai jamais l’odeur de cet instrument neuf. Les rayons de soleils qui jouaient à la surface de ce rêve enfin matérialisé. Je peux sans mentir affirmer qu’il m’a fallut trois ans pour ne plus descendre en courant au garage pour vérifier qu’elle était bien là.

Une ellipse de plus et nous arrivons à mes 16 ans. Année faste de mon premier travail d’été. En résulta l’achat de deux superbes cymbales crash brillantes tant physiquement que musicalement. La fierté de les avoir payées sans recours aux largesses calendaires programmées de ma famille étaient immenses.

Enfin, vint le grand jour où j’avais amassé suffisamment pour changer de caisse claire. La pièce maîtresse (l’une ?) d’un set, l’âme d’un son, la quintessence de la personnalité musicale d’un batteur.

Nous repartions à Lyon City, retrouvions le magasin spécialisé… et je prenais les choses en main. Direct dans l’auditorium du magasin, je plaçais la dizaine de modèles qui m’avaient fait de l’œil dans les rayons et commençait à les essayer. Méthodiquement. Avec amour et application. L’une après l’autre, je les plaçaient sur le pied du set de démonstration et les frappaient de toutes les façons qui m’étaient connues.

Je fini par prendre le fût jaune brillant de mille feux. Une merveille. Dès le premier coup de baguette, j’ai su que c’était elle. Ce son, ces harmoniques, ce toucher. Mes doigts couraient sur le peau sablée et ce simple contact produisait à lui seul un chant superbe.

J’avais trouvé mon son. Le son dont j’avais rêvé en écoutant les batteurs qui m’émouvaient. John Bonham, Ian Paice, Manu Katché (il m’est arrivé de passer trois heures d’affilé sur un seul coup de caisse claire de cet homme -là dans le live « All this time » de Sting avec ma clé de serrage et ma propre caisse claire)…

Depuis, je n’ai eu de cesse de régler l’orientation de chaque élément, la tension de chaque tirant, la position, la hauteur, l’inclinaison de toutes les parties de ma batterie. Tout y est passé. Pas un seul boulon qui ne m’ait présenté ses deux faces.

Et il y a quelques jours, j’ai résolu un problème purement technique qui me taraudait depuis 12 ans !!! l’autre moitié de ma vie !! Le lendemain, j’enregistrais grâce à un ami génial la vidéo que vous vous apprêtez à voir et qui rend justice à ces années de travail et surtout à ce rêve de gosse qu’est ma batterie. J’espère que ça vous plaira :)


La véritable histoire de la bibliothèque d’Alexandrie : épisode 1

The great library of Alexandria

The great library of Alexandria

La connaissance est un bien cher. Il est même aujourd’hui la ou du moins l’une des clés du pouvoir. Pour autant, je doute que cela soit une nouveauté. J’ai même entendu parler d’une histoire, une vieille histoire à dormir assis-couché, qui parle d’une époque étonnante où l’ensemble des connaissances du monde étaient concentrées en un seul endroit. On a coutume de la représenter comme une vaste bibliothèque et de la situer dans une prospère ville d’Égypte…

Laissez moi vous conter la véritable histoire de la Bibliothèque d’Alexandrie (rien que ça).

Je me permets une aparté pour vous signaler, chers lecteurs, qu’il s’agit ici, de ce que les artistes qui dessinent nomment un crobard, une étude quoi. J’entraîne mon imagination faiblarde en vous soumettant quelques éléments d’un vaste travail , qui me demandera sans doute, tel que je l’imagine aujourd’hui, des années. Sans déconner, c’est touffu ce que j’ai en tête (mais c’est pas cochon pour autant !) mais une fois terminé, j’ose espérer que ça aura un peu de gueule :-) Quoi qu’il en soit, je vous soumet humblement quelques morceaux de bouts de mon histoire sur ce blog, en espérant que vous ne désertiez pas tous en même temps ^^ A propos, vous avez lu ça ? C’est de que tout est parti et c’était déjà pour vous que je l’avais gratté… Hum, bon je reprends :

Il semble tout d’abord important de situer quelques un ou deux points historiquement archi-fumeux, mais « romanesquement » intéressants, je trouve. Tout d’abord, sachons une chose : la démocratie n’est pas arrivée en Grèce comme une envie de vidanger. Que non point.

Vous n’êtes pas sans savoir que – et c’est là que ça devient fumeux – une bandes de gens vachement brillants avaient une sérieuse tendance, à une époque, à développer sciences et culture à un rythme effréné, alors même que partout ailleurs dans le monde, on en était encore à faire tourner les coutelas pour savoir où aller. Disons que, pour faire bien, il n’aurait manqué à ces gens qu’un seule invention, celle du scaphandre autonome.

Sauf que les atlantes, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, avaient oublié d’être nœuds. Et ils avaient eu l’occasion – là on en est plus au fumeux, les premières étincelles apparaissent  – de développer une série d’outils qui leur avaient permis d’anticiper tout cela bien avant la catastrophe. Ils avaient donc fait le choix superbe autant qu’en deux étapes, de se choisir une petite terre d’accueil à diriger en sous main… la Grèce donc et de déplacer l’ensemble de leurs connaissances en un endroit à l’abri de la déferlante qu’ils voyaient venir.

Cela eu pour effets, d’une part d’amener les bergers grecques à parler politique autrement qu’à coups de bâton et d’autre part de leur donner l’idée saugrenue bien qu’anachronique de créer un genre d’endroit vaste et sec pour entreposer de millions de rouleaux, parchemins, papyrus etc., bref d’engranger des tonnes de supports pleins de connaissances, sans même se demander d’où ça venait. Et par dessus le marché, ils se sont mis à inciter les penseurs de Rodin et d’ailleurs, à apporter des réflexions à eux pour venir grossir la réserve, sous le prétexte fallacieux de créer un temple dédié au savoir humain, un lieu d’échange intellectuel et patati et patata.

On aurait pu en rester là, si quelques mystiques aliénés n’avaient considéré que mettre l’ensemble du savoir humain dans les mains d’un seul et même peuple, c’était pas juste, voire pas naturel. Et même à ce moment là, ça n’aurait pas franchement changé le schmilblick, si les mystiques aliénés en question n’avaient pas été un tantinet pyromanes…

Sauf que…

Je trouve que « sauf que » est un excellent ressort narratif. Même si un brin prétentieux puisqu’on s’imagine fièrement avoir réussi à capter l’attention du lecteur de telle sorte que quand on pose ce fameux « sauf que », il se met à transpirer abondamment et déglutit bruyamment avant de tourner sa page (sur un blog ça vaut pas merde !).

Sauf que – disais-je avant d’être grossièrement interrompu par moi même (cette phrase est un héritage familial, merci de respecter), les atlantes, au cas où je ne l’aurai pas précisé, avaient oublié d’être nœuds.  Et via un puissant réseau d’espions surentraînés, ils eurent connaissance de la machination en voie d’ourdissement (oui, une machination, ça s’ourdit) et purent prendre de nouveau les mesures adéquats. Ils décidèrent alors de mettre les précieux volumes contenant la sagesse de l’humanité en lieux sûrs. En un endroit où la quintessence du savoir du monde serait enfin à l’abri des jalousies et des aliénés mystiques de tous poils…

Mais ceci est une histoire en court de développement :-) Et donc à suivre ^^ Euh… vous dormez ?

Candy Shop – rêve de gosse

Candy shop boy ~ by Rémy Nardoux

Candy shop boy ~ by Rémy Nardoux

Salut à tous,

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir avec moi une illustration qui m’a donné un coup au coeur (et que vous retrouverez là). Vous l’aurez constaté, on est loin du traitement graphique que je vous propose habituellement. Mais cette image m’a véritablement frappé. Un bond dans le temps qui m’a amené à cette époque magique de l’existence où je trouvais une pièce de deux (ou cinq ?) francs sous mon oreiller au matin, lorsque j’y avais déposé une « quenotte » le soir précédent.

Une époque ou cette pièce représentais une manne pour moi. Pas parce que j’allais pouvoir me pavaner avec, mais plutôt pour les rêves fous que j’allais pouvoir réaliser avec « tout ça » ! Vous vous souvenez de ce qu’étaient ces rêves ? Les petites bouteilles de coca acidulées, les rouleaux de réglisse et les schtroumpfs en gelé… Les farces et attrapes, les magazines… Tous ces trucs absolument indispensables et qui avaient un parfum merveilleux, celui de l’exception.

Regardez cet enfant à peine assez haut pour contempler l’objet de ses fantasmes sucrés. Regardez le brandir une toute petite piécette non comme un trésor à conserver, mais comme le sésame de la corne d’abondance. Moi j’adore. Ça me fait rêver. Et vous ?

Chérie, je te l’ai décrochée…

Surprise ^^
Surprise ^^

Alors là  je chuchote, parce qu’à la base, je ne voulais rien écrire sous cette belle photo.

Je voulais juste vous laisser rêver un peu avec le titre de l’article comme seule indication de mes propres pensées. Donc je me fais discret et ne vous parlerai pas du joli côté « Petit Prince » et poésie romantique que je voyais. Je laisse aussi de côté l’idée de la petite planète sur laquelle on est quand on est amoureux.

Ah oui, et puis je voulais aussi éviter de vous raconter la suite des événements que j’imaginais si jamais le marié se levait pour étreindre sa douce et que la Lune se barrait en roulant dans la pente… je voulais pas le dire ça…

Voilà, enjoy la belle photo qui vient d’un site russe là.

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